France-Survie en hausse pour les trois cancers les plus fréquents

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    PARIS, 2 février (Reuters) - La durée de vie à moyen terme 
des personnes atteintes des cancers les plus fréquents en France 
(prostate, sein, côlon-rectum) a augmenté en raison notamment 
des progrès de la prise en charge et des traitements, relève un 
rapport publié mardi. 
    En revanche, le cancer du poumon, quatrième le plus 
fréquent, reste la première cause de mortalité par cancer chez 
l'homme et la deuxième chez la femme. 
    Réalisée par quatre organismes dans le cadre du Plan cancer 
2014-2019, l'étude sur la survie des adultes atteints de cancer 
en France métropolitaine couvre la période 1989-2013 et porte 
sur 53 cancers. 
    Les auteurs soulignent des tendances "encourageantes" avec 
"une amélioration de la survie à 5 ans pour la plupart des 
cancers sur la période d'étude". 
    Ainsi du cancer du sein : la survie à cinq ans est de 87% 
sur une période de diagnostic située de 2005 à 2010, contre 80% 
sur la période 1989-1993. Mais il reste la première cause de 
décès par cancer chez la femme. 
    Pour le cancer de la prostate, l'amélioration sur les mêmes 
périodes est de +22 points (94% contre 72% précédemment), il est 
de +9 points pour le cancer du côlon-rectum (63% contre 54%). 
    "Selon les cancers, cette amélioration peut être attribuée 
aux progrès de la prise en charge et des traitements, mais aussi 
à une modification de définition de la maladie ou un diagnostic 
plus précoce", notent les auteurs du rapport. 
    Des cancers fréquents en France restent toutefois "de très 
mauvais pronostic" comme le cancer du poumon avec 17% de survie 
à cinq ans sur la période 2005-2010 contre 13% précédemment. 
    "A l'heure actuelle, la meilleure arme pour lutter contre la 
mortalité liée à ce cancer, devenue la deuxième cause de décès 
par cancer chez la femme, est la lutte contre le tabagisme", 
indique le rapport. 
    La tendance est également "sombre" pour certains cancers 
digestifs liés à l'alcool. 
    La survie pour les personnes atteintes d'un cancer du col de 
l'utérus invasif a diminué (62% contre 68%), situation qui 
s'explique par les avancées du dépistage en vigueur en France 
depuis 25 ans. 
    "Les cancers diagnostiqués au stade invasif sont donc 
désormais moins nombreux, mais ils comportent une proportion 
plus importante de cancers de mauvais pronostic", expliquent les 
auteurs. 
    L'étude a été réalisée par l'Institut de veille sanitaire 
(InVs), l'Institut national du cancer (INCa), le réseau Francim 
des registres des cancers et le service de biostatistique des 
Hospices civils de Lyon (HCL). 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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