France-Strasbourg prête à convertir ses bus diesel au GTL

le
2
    STRASBOURG, 11 janvier (Reuters) - La Compagnie des 
transports strasbourgeois (CTS) pourrait être la première 
entreprise française à convertir ses autobus diesel au GTL (Gas 
to liquid), un équivalent plus propre qui permet des gains 
immédiats pour l'environnement, à condition que le gouvernement 
décide d'une fiscalité qui l'encourage. 
    La société d'économie mixte a tiré mercredi un bilan positif 
de l'expérimentation menée depuis septembre sur dix véhicules de 
sa flotte, en partenariat avec Shell, un des deux groupes 
pétroliers pionniers dans le développement de ce carburant de 
synthèse issu du gaz naturel. 
    "La mise en œuvre s'est faite sans nécessité de modifier les 
moteurs, il n'y a pas eu d'augmentation de la consommation, on 
constate une absence d'odeur et de fumée et toutes les promesses 
en termes de réduction d'émissions polluantes sont a priori 
tenues", a indiqué son directeur général, Jean-Philippe Lally, 
lors d'une conférence de presse. 
    "La question qui se pose ensuite, c'est celle du modèle 
économique. Aujourd'hui, le prix du GTL est plus élevé de 5% que 
le prix du diesel classique", a-t-il ajouté. 
    Le surcoût est jugé supportable par l'entreprise et 
l'Eurométropole de Strasbourg, son actionnaire majoritaire, eu 
égard à une réduction de 22% des émissions de particules fines 
et à des frais de maintenance réduits. 
    En revanche, le GTL, dont l'homologation en France est 
attendue en mars, ne figure pas sur la liste des carburants pour 
lesquels les entreprises de transport bénéficient d'un 
remboursement de la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur 
les produits énergétiques). 
    Un non remboursement représenterait un surcoût annuel de 
200.000 euros pour la CTS, dont la centaine de bus diesel que 
compte encore la flotte parcourt quatre millions de kilomètres 
par an, soit 32% des trajets routiers. 
    Les véhicules fonctionnant au gaz en effectuent 68%. 
    "Nous allons engager une démarche auprès du ministère pour 
accélérer la normalisation réglementaire et fiscale de ce 
carburant", a déclaré Alain Fontanel, président de la CTS et 
premier adjoint au maire de Strasbourg. 
    Shell, qui produit son GTL en Malaisie et au Qatar, voit 
dans ce carburant qui réduit l'impact des moteurs diesel sur 
l'environnement un maillon sur la voie de la transition 
énergétique pour les flottes captives urbaines, dans l'attente 
de leur renouvellement, plutôt qu'un produit grand public. 
    "C'est un produit de transition mais la transition va être 
longue", a auguré Vincent Baril, président de Shell France. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 

Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • cmoineau il y a 10 mois

    Strasbourg qui parle d'environnement, avec sa piscine chauffée en plein air ???

  • dotcom1 il y a 10 mois

    Vincent Baril, président de Shell France. Ca ne s'invente pas!