France-Solère juge "grotesque" la procédure engagée par LR

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    PARIS, 4 octobre (Reuters) - Le député Thierry Solère, 
figure des Constructifs de droite à l'Assemblée nationale, a 
jugé mercredi "grotesque" la procédure qui pourrait aboutir dans 
une semaine à sa radiation des Républicains. 
    L'ex-porte-parole de François Fillon fait partie du groupe 
de cinq membres de LR à qui le parti a laissé mardi huit jours 
pour s'"expliquer", faute de quoi ils seront exclus pour avoir 
coopéré à des degrés divers avec Emmanuel Macron.   
    Parmi ces personnalités figurent le chef du gouvernement, 
Edouard Philippe, le ministre des Comptes publics, Gérald 
Darmanin, le secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu et Franck 
Riester, co-président des Constructifs, un groupe dissident de 
celui de LR crée au mois de juin à l'Assemblée.        
    "Sur la forme, ce qui est en train de se passer est assez 
grotesque", a dit Thierry Solère sur RTL.  
    "On a l'impression que c'est le Trocadéro II, c'est le 
rassemblement des mêmes qui étaient à la tribune aux côtés de 
François Fillon", a-t-il dit en référence à une manifestation de 
soutien organisée au candidat de la droite dans la tourmente 
durant la campagne présidentielle. 
    Thierry Solère a dressé une description au vitriol des 
dirigeants de son parti qui, selon lui, "se radicalisent tous 
les jours un peu plus, qui veulent de toute évidence enfermer la 
droite dans ce qu'elle n'est pas historiquement". 
    Prié de dire s'il répondrait à la convocation de LR, il a 
répondu qu'il prendrait un "café" avec l'ex-député Jean 
Leonetti, membre de la commission chargée d'examiner le dossier 
des cinq réprouvés. 
    Selon une source au sein de LR, les quelque 50 participants 
du bureau politique se sont prononcés à l'unanimité pour la 
solution retenue mardi, après avoir dans un premier temps voté 
l'exclusion de Gérald Darmanin avec effet immédiat.    
    "Je trouve que c'est une attitude quelque part sectaire", a 
réagi sur Europe 1 le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a 
exprimé des réserves lors du bureau politique. 
    Si elle doit aboutir, la radiation des cinq mis en cause 
sera avant tout symbolique dans la mesure où ils ont pour la 
plupart d'entre eux pris leurs distances avec un parti auquel 
ils reprochent de dériver vers la droite la plus dure. 
    A tel point que l'issue du processus ne fait désormais plus 
beaucoup de doutes, à en croire le secrétaire général de LR, 
Bernard Accoyer. 
    "Nous acterons probablement dans huit jours leur départ", a 
jugé mercredi sur RMC celui qui assure l'intérim en attendant 
l'élection d'un président, en décembre. "Il n'y a pas de drame 
là-dedans. Il ne s'agit pas de couper des têtes, il s'agit 
simplement de clarifier."   
     
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • quoa il y a 4 mois

    c"est qui le grotesque dans l"histoire ????