France-Sixième journée de mobilisation contre la loi Travail

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    * Grève à la SNCF, dans l'aérien, blocages routiers 
    * Valls s'interroge sur la "pertinence" des manifestations 
    * Face aux violences, il appelle les syndicats à la 
responsabilité 
 
 (Actualisé avec déclaration FO) 
    PARIS, 19 mai (Reuters) - Les syndicats opposés à la loi 
Travail ont mené jeudi une sixième journée de manifestations en 
France en dépit de leur difficulté à mobiliser après plus de 
deux mois de contestation et la faiblesse des grèves lancées 
cette semaine.  
    Soulignant "l'essoufflement" des manifestations, le Premier 
ministre Manuel Valls a appelé les organisations à "prendre 
leurs responsabilités" dans un climat de violence, en raison de 
l'infiltration systématique de "casseurs" dans les cortèges.  
    Mais les sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL 
et FIDL) qui devaient se retrouver jeudi soir pour décider des 
suites à donner au mouvement, estiment que "le match n'est pas 
fini".  
    FO proposera toutefois devant l'intersyndicale un changement 
de stratégie avec une manifestation nationale et une journée de 
grève interprofessionnelle en juin, au lieu de journées 
d'actions à répétition, indique sa commission exécutive. 
    Elle appelle ses structures "à soutenir les assemblées 
générales, les grèves et arrêts de travail et décide un 
renforcement de la mobilisation en s'inscrivant dans une 
manifestation nationale interprofessionnelle en juin". 
    Depuis que la loi El Khomri a été adoptée sans vote la 
semaine dernière à l'Assemblée en première lecture après le 
recours par le gouvernement à l'article 49.3 de la Constitution, 
des cheminots, routiers, dockers et contrôleurs aériens ont 
rejoint le mouvement.  
    Mais les taux de participation aux grèves restent faibles 
alors que les dernières manifestations mardi n'avaient réuni que 
68.000 personnes dans toute la France, selon la police, loin des 
390.000 du 31 mars, au plus fort du mouvement. 
     
    "ESSOUFFLEMENT" 
    A la SNCF, qui dénombrait jeudi 13,8% de grévistes, 50% des 
liaisons TER et 40% des Intercités étaient assurées, ainsi que 
deux TGV sur trois. En Ile-de-France, trois RER sur quatre et 
six Transilien sur dix circulaient. 
    Des dockers ont bloqué le dépôt pétrolier de la Rochelle 
(Charente-Maritime) tandis que le blocus de la raffinerie de 
Donges (Loire-Atlantique) entamé mercredi se poursuivait. 
    Dans l'aérien, seuls 15% des vols ont été annulés au départ 
d'Orly, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). 
    Les routiers ont de nouveau mené des blocages en province, 
notamment des barrages filtrants dans la zone de Fos-sur-Mer et 
de Lavéra (Bouches-du-Rhône)ou en Gironde. 
    "Nous ne pouvons tolérer ces barrages", a dit Manuel Valls 
qui a accusé la CGT et FO d'"attiser les inquiétudes" avec des 
"contre-vérités" sur la rémunération des heures supplémentaires. 
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    "Ce n'est pas la première fois qu'un gouvernement dit rester 
droit dans ses bottes. Ça peut changer. Le match n'est pas 
fini", a répliqué sur France Inter le secrétaire général de 
Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui continue de réclamer 
avec son homologue de la CGT le retrait de la réforme. 
    "Il faut que cette colère soit entendue par le président de 
la République qui a une posture de fermeté. Il faut absolument 
que les salariés continuent à protester", a dit Philippe 
Martinez sur RFI. "La structure du texte reste inacceptable. Il 
faut reprendre à zéro", a-t-il ajouté. 
    Manuel Valls a dit ne pas comprendre "le but" des dernières 
manifestations et insisté sur la violence des débordements 
commis en marge des cortèges par des groupes proches de 
l'extrême gauche.   
    Le Premier ministre a promis des "sanctions implacables" 
envers les manifestants qui ont incendié mercredi une voiture de 
police et tenté de molester des fonctionnaires à quelques 
centaines de mètres d'un rassemblement de policiers dénonçant la 
"haine anti-flic".   
    A Rennes, la police a interpellé jeudi matin 19 personnes au 
visage dissimulé par une cagoule dans plusieurs stations de 
métro alors qu'elles tentaient de dégrader des bornes de 
validation de titres de transport. 
 
 (Sophie Louet et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • g.joly1 le jeudi 19 mai 2016 à 13:21

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