France-Sept jeunes déférés pour l'attaque de policiers

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    PARIS, 20 janvier (Reuters) - Sept jeunes âgés de 16 à 20 
ans ont été déférés vendredi devant la justice dans le cadre de 
l'enquête sur l'agression de policiers à Viry-Châtillon 
(Essonne) en octobre, qui avait déclenché un mouvement de colère 
des forces de l'ordre, a annoncé le procureur d'Evry. 
    Ils seront mis en examen pour tentative d'assassinat sur 
personne dépositaire de l'autorité publique, en bande organisée, 
a indiqué Eric Lallement lors d'un point de presse.  
    "Tous sont mis en cause pour avoir directement participé à 
l'agression violente contre les policiers", a-t-il précisé. 
    Douze personnes avaient été interpellées mardi et mercredi 
essentiellement dans le quartier de la Grande-Borne, à Grigny, 
une commune jouxtant Viry-Châtillon, mais cinq ont été relâchées 
depuis. 
    Les suspects, originaires du même quartier, et certains 
membres d'une même bande, ont "voulu mettre fin à la 
surveillance renforcée, par les forces de l'ordre, du quartier 
de la Grande Borne à la suite de la mise en place d'une caméra 
de vidéosurveillance", a souligné Eric Lallement. 
    Lors de leur garde à vue, six suspects ont nié toute 
participation aux faits et le septième a reconnu être présent 
mais avoir seulement jeté des cailloux sur les services de 
police. 
    L'un d'eux a déjà été condamné par un tribunal pour enfants 
et deux autres sont mis en examen sous contrôle judiciaire dans 
le cadre d'affaires distinctes. 
    En décembre, un jeune de 17 ans avait déjà été mis en examen 
pour complicité de tentative de meurtres sur personne 
dépositaire de l'autorité publique et un second mineur, âgé de 
15 ans, placé sous le statut de témoin assisté. 
    Le procureur d'Evry a souligné la complexité de l'enquête 
dans un "contexte difficile où les personnes refusent de 
témoigner". 
    Les enquêteurs ont procédé à des écoutes téléphoniques, mené 
des opérations de porte à porte dans le quartier, et entendu une 
quarantaine de témoins.   
    La fronde suscitée par l'agression au cocktail Molotov de 
quatre policiers, dont deux ont été blessés grièvement, avait 
pris en octobre une forme inédite, des policiers manifestant 
plusieurs jours de suite hors de tout cadre syndical. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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