France-Schweitzer veut E10 mds pour les investissements d'avenir

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PARIS, 9 mars (Reuters) - Le Commissaire général à l'Investissement Louis Schweitzer a plaidé lundi pour un troisième programme d'investissements d'avenir (PIA) d'environ 10 milliards d'euros pour prendre le relais des deux précédents, dont les crédit auront été engagés mi-2017. "Un ordre de grandeur de 10 milliards ne me paraît pas déraisonnable", a dit l'ancien patron du groupe automobile Renault, qui présentait à la presse le rapport annuel 2014 du Commissariat général à l'investissement (CGI). Nommé à la tête du CGI en avril 2014 pour remplacer Louis Gallois parti chez Peugeot, Louis Schweitzer souhaite que le nouveau programme soit voté par le Parlement en 2016 afin d'éviter toute rupture dans le financement des projets censés améliorer le potentiel de croissance du pays. L'idée d'un "grand emprunt" pour dégager des capacités d'investissement libérées des contraintes budgétaires a été lancée en 2009 par Nicolas Sarkozy en pleine crise financière. Pour Louis Schweitzer, cette idée est consensuelle et a bien traversé l'alternance politique et sera toujours d'actualité en 2017. "En 2017 il y aura toujours un problème de rigueur budgétaire et donc on sera toujours dans une situation où, si l'on ne fait pas un programme d'investissements d'avenir, les investissements d'avenir seront sacrifiés à la rigueur budgétaire", estime Louis Schweitzer. Ce dernier a néanmoins renouvelé sa demande que le gouvernement n'enlève pas d'une main ce qu'il donne de l'autre en utilisant une partie des crédits du PIA pour financer des investissements qui relèvent du budget de l'Etat. Nicolas Sarkozy avait confié aux ex-Premiers ministres UMP et socialiste Alain Juppé et Michel Rocard le soin de définir l'usage du grand emprunt et ces derniers en président toujours le comité de surveillance. Le programme d'investissement d'avenir issu de leurs travaux a été lancé en 2010, avec une première tranche de 35 milliards d'euros. Une deuxième tranche de 12 milliards d'euros a été décidée en 2013 par François Hollande. (Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

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  • M2833874 le lundi 9 mar 2015 à 14:22

    Et pourquoi pas 100M€ pendand qu'on y est? Mais c'est vrai, comme dit l'autre, 'c'est gratuit, c'est l'état qui paie'.

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