France-Sarkozy s'estime "lavé de toute accusation" sur Bygmalion

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    PARIS, 15 septembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy, dont le 
parquet a requis le renvoi en correctionnelle pour financement 
illégal de campagne électorale dans le cadre de l'affaire dite 
"Bygmalion", a estimé jeudi avoir déjà été "lavé de toute 
accusation" dans ce dossier. 
    L'ancien président a estimé lors de "L'émission politique" 
sur France 2 que le juge d'instruction qui l'avait mis en examen 
l'avait fait pour un "délit formel", le dépassement du plafond 
des frais de campagne en 2012, pour lequel il a déjà été 
condamné à une amende par le Conseil constitutionnel. 
    "Le juge a refusé de me mettre en examen pour les délits 
commis par les dirigeants de Bygmalion", a-t-il dit. "J'assume 
toutes mes responsabilités, j'ai été lavé de toute accusation 
mettant en cause ma probité dans l'affaire Bygmalion." 
    Nicolas Sarkozy a réitéré la ligne de défense présentée par 
son avocat le 30 août, après que le parquet a demandé son renvoi 
en correctionnelle dans ce dossier. 
    Le procureur reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir dépassé le 
plafond des dépenses électorales, omis de respecter les 
formalités du compte de campagne et fait état, dans celui-ci, 
d'éléments comptables "sciemment minorés" en ayant omis des 
dépenses payées par l'UMP pour des prestations de Bygmalion, 
allant donc au-delà d'un "délit formel".   
    D'après le parquet, la responsabilité de l'ex-chef de l'Etat 
est "pleinement engagée", notamment car il a donné des 
instructions en faveur d'une augmentation des dépenses, alors 
même que le dépassement du plafond des dépenses était acté dès 
la troisième semaine de campagne. 
    Après les réquisitions du parquet, il appartient aux juges 
d'instruction de décider s'ils renvoient ou non l'ex-chef de 
l'Etat devant un tribunal correctionnel, ou s'ils prononcent un 
non-lieu. 
    L'ordonnance des juges pourrait donc tomber juste avant la 
primaire présidentielle de la droite, prévue les 20 et 27 
novembre, jetant une ombre sur les ambitions de l'ex-chef de 
l'Etat, qui a officialisé sa candidature fin août.  
    Nicolas Sarkozy a laissé entendre que le parquet avait pris 
une décision politique sur ordre du pouvoir socialiste. 
    "Comme par hasard, on fait ça au moment du procès Cahuzac", 
a-t-il dit en référence au procès de l'ancien ministre du Budget 
de François Hollande pour fraude fiscale.     
    Le dossier Bygmalion concerne 18 millions d'euros de fausses 
factures présumées émises par Bygmalion, mais aussi d'autres 
dépenses de l'UMP, pour 13,5 millions d'euros. 
    Outre ce dossier, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour 
trafic d'influence actif, corruption active et recel de 
violation de secret professionnel dans l'affaire dite des 
"écoutes". (pour un ENCADRE sur les affaires : ) 
 
 (Yves Clarisse) 
 
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  • M1461628 il y a 3 mois

    Laissez les juges travailler M.Bismuth , avec Sarkosy plus besoin de juges pour être lavé de toutes accusations et les ministres peuvent rester au gouvernement s'ils sont mis en examen....quel mépris des Français!