France-Sarkozy reste favorable à la réforme constitutionnelle

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    PARIS, 4 février (Reuters) - Nicolas Sarkozy a réaffirmé 
jeudi soir son adhésion au projet de révision constitutionnelle 
sur l'extension de la déchéance de la nationalité, un texte au 
sort parlementaire incertain, tout en s'interrogeant sur les 
intentions de François Hollande. 
    Les députés entament vendredi l'examen de la réforme décidée 
par le chef de l'Etat à la suite des attentats du 13 novembre en 
vue de constitutionnaliser l'état d'urgence et la déchéance de 
nationalité pour les personnes convaincues de terrorisme. 
  
    "Je suis favorable au retrait de la nationalité pour des 
binationaux qui ont trahi la France (...) y compris ceux qui 
sont nés en France", a déclaré Nicolas Sarkozy dans le cadre de 
l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2. 
    "Je suis opposé, a-t-il poursuivi, au retrait de la 
nationalité aux Français, parce qu'à ce moment-là, on fait un 
apatride qu'on ne peut envoyer nulle part". 
    "Si l'intention de M. Hollande est le retrait de la 
nationalité pour les binationaux, comme je l'ai toujours 
demandé, j'y serai favorable", a dit l'ancien président. 
    "Si son intention n'est pas celle-ci, on verra ce que nous 
déciderons. Comme le projet a changé cinq ou six fois ces six 
derniers jours, il m'est difficile d'avoir une position 
définitive", a souligné le dirigeant du parti d'opposition Les 
Républicains. 
    L'opposition à la réforme grandit à droite où l'enjeu 
constitutionnel participe désormais autant du débat 
parlementaire que de la tactique politique pour la primaire de 
la droite et du centre de novembre. 
    L'ancien Premier ministre François Fillon, désormais 
concurrent de Nicolas Sarkozy, a pris la tête des "nonistes" en 
dénonçant un "enfumage" de l'exécutif pour se démarquer du 
président de LR et le marginaliser. 
    L'ancien chef de l'Etat s'était dit favorable à l'extension 
de la déchéance de nationalité, dont il revendique la paternité, 
sous conditions lors d'un bureau politique le 6 janvier dernier. 
  
    Alain Juppé, rival le plus sérieux de Nicolas Sarkozy pour 
l'investiture présidentielle, a dénoncé cette semaine un texte 
"complètement inutile". 
 
 (Sophie Louet) 
 
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