France-Sarkozy renoue avec ses fans à Strasbourg

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    * Il entame une tournée de promotion de son livre 
    * Quelque 500 personnes à sa séance de dédicace 
    * Alain Juppé reste en tête des sondages 
 
    par Gilbert Reilhac 
    STRASBOURG, 26 janvier (Reuters) - "C'est pas tous les jours 
qu'on voit la queue devant une librairie!" : Nicolas Sarkozy a 
savouré mardi à Strasbourg une première séance de dédicaces de 
son livre "La France pour la vie" qui a attiré quelque 500 
partisans. 
    L'ancien chef de l'Etat, qui avait choisi un département où 
63,44% des électeurs ont voté pour lui au deuxième tour de la 
présidentielle de 2012, a été accueilli par des "Nicolas! 
Nicolas!" devant la librairie Kléber, haut lieu de la vie 
littéraire alsacienne, qui n'a pu contenir la moitié du public. 
    "J'ai voulu venir dans une librairie parce que les 
librairies sont des lieux de civilisation que nous devons à 
toute force préserver et parce que j'ai essayé d'écrire un 
livre. Pas un livre politique, un livre", a-t-il déclaré. 
    Dans "La France pour la vie", paru lundi en librairie, 
Nicolas Sarkozy s'essaye à un mea culpa en concédant des 
"erreurs" et des "impairs" durant son quinquennat et trace, tout 
en s'en défendant, un programme de candidat à un an et demi de 
la présidentielle.   
    "Pour moi, c'est assez bouleversant. C'est pas tous les 
jours qu'on voit la queue devant une librairie", a-t-il ajouté, 
suscitant les rires du public. 
    Nicolas Sarkozy, qui entame cette opération de reconquête à 
l'heure où sa cote baisse dans les sondages, a aussi parlé 
politique en critiquant, comme dans son livre, son successeur et 
son gouvernement. 
    Ainsi de François Hollande, qui fut le plus "sévère" 
lorsqu'il avait proposé de retirer la nationalité française à 
quelqu'un qui "trahit la France". "Et il veut le faire, 
maintenant", a raillé Nicolas Sarkozy. Quant à Emmanuel Macron, 
qui a évoqué l'extinction "de facto" des 35 heures au Forum de 
Davos (Suisse), "qu'il arrête de parler et qu'il fasse". 
     
    "C'EST LE MEILLEUR" 
    Le président des Républicains a de nouveau regretté de ne 
pas être allé au bout de ses idées pour avoir "trop tenu compte 
des commentaires". 
    "L'Histoire oublie totalement les commentaires et ne retient 
que les décisions et ça, ça me servira de leçon", a-t-il assuré. 
    "Pour moi, c'est le meilleur, il n'y en a pas eu comme lui 
depuis De Gaulle", a affirmé à Reuters Alexis Lehr, médecin de 
70 ans qui a voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 et en 2012. 
    Selon un sondage Ifop pour Paris Match, iTELE et Sud Radio 
diffusé mardi, Alain Juppé reste pourtant le favori de la 
primaire de la droite et du centre de novembre avec 41% des 
intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy (30%), François 
Fillon (12%) et Bruno Le Maire (10%). 
    Pour Martine Auffray, une Lorraine venue d'Epinal qui avoue 
le même âge que l'ancien président -- 60 ans --, c'est "un homme 
comme lui qu'il fallait pour notre pays". "J'ai eu honte en 
2012", ajoute cette ancienne aide-soignante. 
    "Les jeunes le voient d'un oeil positif. Il a les qualités 
d'un leader, il dégage une certaine force", ajoute Lili 
Papakarafilu, jeune Bulgare de 20 ans qui poursuit des études de 
sociologie à Strasbourg. 
    "J'ai aimé son honnêteté envers l'ensemble de son 
quinquennat", explique pour sa part Gauthier Angst, lycéen de 17 
ans, qui a pris la peine de lire l'ouvrage la veille. Il a lu 
aussi le livre d'Alain Juppé mais juge que l'ancien Premier 
ministre représente moins "le dynamisme de la jeunesse". 
 
 (Edité par Sophie Louet) 
 
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