France-Sarkozy prêt à retenter le pari de "l'identité"

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    * Sarkozy veut incarner "la droite des valeurs" dans la 
primaire 
    * "Un discours solennel" mercredi dans le Nord 
    * L'"assimilation" contre "l'identité heureuse" de Juppé 
    * La stratégie de la "droitisation", de nouveau 
 
    par Sophie Louet 
    PARIS, 7 juin (Reuters) - Nicolas Sarkozy devrait poser 
mercredi l'acte I de sa pré-campagne pour l'investiture 
présidentielle à droite en relançant le mantra de l'identité 
nationale dont il entend faire un axe majeur de sa compétition 
contre Alain Juppé. 
    L'ancien chef de l'Etat avait éprouvé ce thème lors de sa 
campagne victorieuse de 2007 et récidivé en 2012 sous 
l'influence du controversé Patrick Buisson en liant 
systématiquement cette problématique à l'immigration. 
    Une "manoeuvre" pour attirer les électeurs du Front 
national, selon ses détracteurs de droite comme de gauche. "Un 
débat culturel et politique majeur", réplique l'intéressé qui 
entend persévérer sur cette voie en dépit de l'impasse 
"droitière" de 2012. 
    C'est Edouard Balladur, son ancien mentor, qui en a apporté 
la confirmation il y a peu dans Valeurs actuelles : "La question 
identitaire sera au coeur de la présidentielle". 
    Les thèmes de l'appartenance à la Nation, de l'autorité de 
l'Etat, de la laïcité irrigueront donc son discours mercredi 
soir lors d'une réunion publique à Saint-André-lez-Lille (Nord). 
    "La notion d'identité sera forte. Ce sera un discours 
solennel où il s'adressera au peuple de France, sur ce que c'est 
qu'être Français", précise-t-on dans son entourage. 
    "Ce n'est pas un positionnement, il ne le fait pas par 
rapport à ses concurrents, mais par rapport à ce qu'il ressent 
de la France", ajoute-t-on. 
    "Hier encore, affirmer publiquement qu'il existait une 
identité française était considéré comme une insupportable 
provocation. Aujourd'hui, la fierté de la France est un 
drapeau", déclarait récemment Nicolas Sarkozy lors d'un colloque 
du groupe de réflexion "France fière". 
    Là où Alain Juppé, favori de la primaire, prône 
"l'intégration", Nicolas Sarkozy défend "un nouveau pacte 
d'assimilation". 
    "Aujourd'hui, l'enjeu pour la droite, c'est d'avoir le 
courage d'assumer ses convictions et de refuser des idées molles 
ou faussement consensuelles", justifie-t-il dans un entretien à 
Valeurs actuelles paru la semaine dernière. 
     
    "LA DROITE DES VALEURS" 
    "Nicolas Sarkozy mise sur une ligne de lepénisation de la 
droite sur les sujets non économiques. Alain Juppé mise au 
contraire sur une ligne d'apaisement quant aux sujets de 
société", résume le politologue Thomas Guénolé. 
    En septembre dernier, lors de la consultation des militants 
des Républicains sur les propositions de Nicolas Sarkozy 
relatives à l'immigration, le maire de Bordeaux avait marqué sa 
différence en ces termes : "Si par assimilation, on veut 
signifier que ceux qui veulent devenir Français doivent 
assimiler nos valeurs () et respecter notre culture, on ne peut 
être que pour. S'il s'agit de nier les différences ou l'identité 
de chacun, le terme n'a pas de sens". 
    Le 9 mai 2006, Nicolas Sarkozy avait lancé sa campagne de 
"présidentiable" à Nîmes par un discours sur "La France 
éternelle" et l'identité nationale. 
    Face à la "colère sourde" des Français, le président des 
Républicains, qui n'a toujours pas officialisé sa candidature à 
la primaire, veut encore incarner "la droite des valeurs", 
décliner la partition de l'identité et des "racines chrétiennes" 
de la France, déjà testée lors de récentes réunions publiques. 
    "Il est notamment très frappé par une montée inquiétante du 
communautarisme", explique un proche. 
    L'ancien chef de l'Etat espère ainsi capter le coeur de 
l'électorat LR, qui selon lui fera la différence les 20 et 27 
novembre prochains. 
    Preuve que le thème cristallise, François Fillon, plus 
pugnace que jamais malgré un niveau modeste dans les intentions 
de vote, a clos mardi soir un discours sur ses propositions 
économiques et sociales par une ode à la France "réconciliée 
avec son Histoire et fière de son identité" qu'Henri Guaino, 
l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, n'aurait pas renié.     
    "Il y a un risque que la droite des valeurs et la droite des 
solutions entrent en confrontation. Cette droite des valeurs 
peut nous éloigner très durablement du pouvoir", juge-t-on dans 
l'entourage d'Alain Juppé. 
    Le maire LR de Tourcoing Gérald Darmanin, qui écoutera 
Nicolas Sarkozy mercredi soir, le met en garde mardi dans son 
"Plaidoyer pour un islam français" : "On constate le soi-disant 
bienfait électoral de devenir le héraut des 'racines'. On clive. 
Tant pis si cette politique est désastreuse pour le pays." 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • phili646 il y a 11 mois

    La seule chose qu'il incarne c'est le mensonge, la magouille et les casseroles !!!!