France-Sarkozy poursuit sa charge contre Bayrou

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    NEUILLY-SUR-SEINE, Hauts-de-Seine, 7 novembre (Reuters) - 
N icolas Sarkozy a réitéré lundi, à moins de deux semaines du 
premier tour de la primaire de la droite, ses critiques contre 
le centriste François Bayrou, dont le soutien à Alain Juppé est 
devenu le principal objet de discorde entre écuries rivales. 
    Lors d'un meeting dans son fief de Neuilly-sur-Seine, 
l'ex-président a passé en revue les figures imposées de ses 
discours, à commencer par la défense d'une "alternance forte" 
par opposition à l'"alternance molle" incarnée selon lui par son 
principal rival dans la course à l'investiture présidentielle. 
    "Je ne serai pas le président qui paiera le prix de 
l'ambiguïté", a-t-il lancé devant plusieurs centaines de 
militants issus du noyau dur de son électorat, avant d'entamer 
un réquisitoire contre le président du Modem.    
    "Je n'ai aucun problème personnel avec qui que ce soit, et 
notamment pas avec M. Bayrou. Pourquoi lui en voudrais-je ? 
Voilà un homme qui s'est présenté trois fois (à l'élection 
présidentielle, NDLR) et qui n'a jamais été qualifié pour le 
deuxième tour", a-t-il ironisé.  
    "Nous avons des désaccords de fond. Il veut la 
régularisation des sans-papiers. Quel contrat de gouvernement 
allons-nous faire avec lui ?", a encore déclaré Nicolas Sarkozy, 
à qui la salle a donné du "Sarko président" durant son discours. 
    "Qu'avons-nous de commun avec lui ? Rien", a insisté 
l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine, donné perdant au second 
tour, le 27 novembre, par tous les instituts de sondage, parfois 
avec plus de vingt points d'écart au second tour. 
    François Bayrou, honni des sarkozystes depuis son vote en 
faveur de François Hollande en 2012, soutient de longue date 
Alain Juppé en vue de la primaire mais se dit libre de se 
déclarer lui-même candidat à la présidentielle si l'investiture 
de la droite devait revenir à Nicolas Sarkozy. 
    L'ancien chef de l'Etat a plus directement attaqué le favori 
des sondages en raillant à nouveau le concept d'"identité 
heureuse" élaboré par le maire de Bordeaux, ou sur le mode de 
l'allusion en affirmant "moi, j'aime les policiers".  
    Selon l'ouvrage d'une journaliste paru le mois dernier, 
Alain Juppé aurait tenu en 2010 des propos hostile aux "flics"- 
des déclarations démenties par l'ex-chef du gouvernement. 
    Devant plusieurs élus des Hauts-de-Seine, dont le maire de 
Levallois-Perret Patrick Balkany, Nicolas Sarkozy a conclu son 
discours, long d'une cinquantaine de minutes, par un "j'ai 
besoin de vous". 
    Le premier tour est prévu le dimanche 20 novembre. 
         
 
 (Simon Carraud, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • M1461628 il y a un mois

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