France-Sarkozy fait l'éloge de la "clarté" et de la "fidélité"

le
0
    * Sarkozy défend la refonte de l'équipe dirigeante de LR 
    * Il critique sans le nommer Alain Juppé 
 
    PARIS, 9 janvier (Reuters) - Nicolas Sarkozy a de nouveau 
critiqué samedi l'activisme de ses principaux rivaux pour la 
primaire du parti Les Républicains pour l'élection 
présidentielle de 2017, et justifié la refonte de son équipe 
dirigeante par un besoin de "clarté". 
    L'ancien président de la République, qui ne cache pas sa 
volonté de reconquérir l'Elysée mais devra d'abord s'imposer 
l'automne prochain au sein de son propre parti, s'adressait aux 
nouveaux adhérents de LR. 
    Il leur a promis des "événements intéressants" en cette 
année qui doit, selon lui, marquer une "nouvelle phase" dans la 
reconstruction de la principale formation de droite en France. 
    Nicolas Sarkozy, qui a repris fin 2014 la présidence de 
l'UMP, rebaptisée depuis lors Les Républicains, a expliqué que 
l'état de décomposition dans lequel il avait trouvé le parti 
l'avait amené dans un premier temps "à ne pas tout entendre" et 
"à ne pas tout voir" pour préserver son unité. 
    Mais "nous arrivons dans une autre phase. Ce devoir de 
rassemblement est devenu pour moi un devoir de clarté. Et ça m'a 
amené dès le début de l'année à composer une nouvelle équipe". 
    Il a notamment fait allusion à l'éviction de l'équipe 
dirigeante de son ancienne ministre et porte-parole Nathalie 
Kosciusko-Morizet, qui avait critiqué ouvertement sa stratégie 
"ni fusion ni retrait" de listes face au Front national au 
second tour des élections régionales de décembre. 
    "Chacun dans le mouvement est libre de dire ce qu'il veut 
mais quand on est dans la direction du mouvement, on ne peut pas 
défendre des idées qui ne correspondent en rien à ce que pense 
la majorité des adhérents du mouvement", a-t-il dit. 
     
    "CONCOURS DE BEAUTÉ" 
    En présentant sa nouvelle équipe, il a loué les "gens qui 
sont capable de garder une ligne, des gens qui, dans la tempête, 
sont capables de résister à la tentation d'aller à gauche, à 
droite, partout, des gens qui sont capables de rester fidèles". 
    Une diatribe qui visait de toute évidence aussi d'autres 
figures du parti ou certains de ses anciens ministres, qui ont 
pris leurs distances ces derniers mois, comme les nouveaux 
présidents des régions Nord-Pas-de-Calais Picardie et 
Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Xavier Bertrand et Christian 
Estrosi. 
    Il a confirmé que les primaires à droite, pour lesquelles 
les sondages donnent son ancien ministre Alain Juppé favori, 
auraient bien lieu en "septembre-novembre". 
    Mais alors que le maire de Bordeaux, qui vient de publier un 
nouveau livre-programme, ne cache pas sa volonté d'amplifier dès 
maintenant sa campagne, Nicolas Sarkozy a martelé que les mois à 
venir devaient être consacrés à l'élaboration d'un projet. 
    "La question n'est pas de se lancer dans un concours de 
beauté pour savoir tel ou tel maintenant, la question c'est, 
est-ce que les Républicains sont à même ou non de proposer une 
alternance forte, franche, à une France inquiète sur son 
devenir", a-t-il déclaré. 
    "Les Français nous disent (...) 'nous ne voulons pas 
renoncer à notre langue, à notre mode de vie, à notre culture, à 
notre pays, à notre République' (...) et c'est la réponse que  
nous devons apporter", a souligné l'ex-chef de l'Etat. 
     
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant