France-Sarkozy devra compter avec "le renouveau", dit Le Maire

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PARIS, 29 novembre (Reuters) - Bruno Le Maire, qui a recueilli près de 30% des voix dans l'élection à la présidence de l'UMP face au vainqueur Nicolas Sarkozy (64,5%), a déclaré samedi soir que le nouveau dirigeant du parti d'opposition devrait entendre et respecter l'"envie de renouveau" des militants. L'ex-ministre de l'Agriculture a précisé à la presse qu'il avait appelé l'ancien chef de l'Etat après les résultats de l'élection pour lui faire part de ses attentes, notamment, et qu'il le rencontrerait lundi matin. Candidat du "renouveau", le député de l'Eure a martelé ce mot d'ordre devant ses partisans réunis dans un hôtel parisien où régnait une ambiance festive de victoire. "Le renouveau, ce sont des pratiques politiques différentes, le respect des personnes, le respect des convictions, le respect de ses engagements, le respect des promesses qui ont été faites devant les électeurs", a déclaré Bruno Le Maire dans un discours, entouré des parlementaires qui le soutiennent. "Ce soir, je souhaite que l'UMP retrouve sans délai son unité et sa crédibilité. Je suis et je resterai toujours du côté du rassemblement de ma famille politique", a-t-il souligné, en écho aux appels au rassemblement de Nicolas Sarkozy. "Je veux que l'UMP se tourne immédiatement vers les Français et vers les problèmes des Français", a-t-il poursuivi, demandant des réponses "sans délai" au chômage, à l'emploi des jeunes, à la sécurité, à l'immigration irrégulière, à l'éducation. "Le renouveau est un engagement qui nous dépasse et un engagement qui ne fait que commencer", a conclu Bruno Le Maire. L'élu, âgé de 45 ans, s'est refusé à évoquer une possible candidature à la primaire de 2016 pour l'élection présidentielle de 2017, précisant qu'il restait "un militant parmi les militants". "Je vais reprendre mon bâton de pèlerin", a-t-il dit par la suite à la presse. "La question prioritaire aujourd'hui, ce n'est pas du tout la question de mon avenir personnel". "Les questions de querelles de personnes, les ambitions personnelles, la primaire, tout ça, ce n'est pas le sujet aujourd'hui", a-t-il dit. "Le renouveau, c'est maintenant un fait politique (...), les militants UMP ne sont pas du côté du conservatisme", a insisté Bruno Le Maire. Il a exclu de constituer un courant au sein de l'UMP. "Je n'aime ni les courants, ni les sous-courants, ni les chapelles, ni les clans, j'ai horreur de ça". (Sophie Louet)

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  • mlaure13 le dimanche 30 nov 2014 à 00:00

    OUI...un jour très triste...une pierre tombale pour l'UMP...si on comprend bien, il ne reste plus que Marine ?...