France-Sarkozy dans les sables mouvants de la primaire

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    * L'ancien président confronté bientôt à neuf rivaux 
    * L'inflation des candidats fragmente le corps électoral 
    * Fragilisé, Sarkozy se donne le temps 
 
    par Sophie Louet 
    PARIS, 15 février (Reuters) - Sept adversaires, bientôt neuf 
: Nicolas Sarkozy s'engage en terrain miné pour la primaire de 
la droite et du centre, au point que le doute s'instille parmi 
ses partisans sur sa candidature et sa stratégie pour la 
présidentielle de 2017. 
    Le retour de l'ex-champion de la "droite décomplexée" 
Jean-François Copé, qui s'inscrit dans le couloir idéologique de 
Nicolas Sarkozy, est un écueil de plus pour l'ancien président. 
    Les "juppéistes" ne s'y sont pas trompé qui ont accueilli 
dimanche avec une bienveillance zélée l'entrée en lice du 
député-maire de Meaux, au nom de la liberté et du "débat". "Vive 
la compétition avec Jean-François Copé et les autres", a 
"tweeté" le député Benoist Apparu, soutien du maire de Bordeaux. 
    Le ralliement attendu de l'ancien Premier ministre 
Jean-Pierre Raffarin à Alain Juppé, le favori des sondages, -- 
et sa justification plus encore -- sont un autre mauvais signal 
pour le président des Républicains. 
    "Je ne suis pas anti-sarkozyste et je connais ses capacités 
de rebond et de résistance. (...) Je suis cependant étonné de 
voir que le démarrage de la campagne de Nicolas Sarkozy n'a pas 
à ce jour donné les résultats escomptés", explique le sénateur 
de la Vienne dans La Nouvelle République. 
    Jusqu'à suggérer une comparaison avec le candidat 
républicain Donald Trump aux Etats-Unis, qui "fait une course 
aux extrêmes et, finalement, cherche à renforcer son noyau dur 
plutôt qu'à rassembler le pays." 
     
    "CARTE POSTALE TIMBRÉE" 
    "La multiplication des défections fragilisent Sarkozy et il 
semble accuser le coup. Les mauvais sondages y sont aussi pour 
beaucoup", témoigne un député LR. 
    Un autre, sceptique sur les chances du prédécesseur de 
François Hollande, refuse de croire à une réédition du scénario 
de 1994-95 où un Jacques Chirac isolé était parvenu à triompher 
du favori Edouard Balladur. "A l'époque, il n'y avait pas de 
primaire et ils n'étaient que deux. Aujourd'hui, comme l'a bien 
dit (le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe) 
Cambadélis, c'est une équipe de football." 
    Alain Juppé, François Fillon, Hervé Mariton, Jean-François 
Copé, Frédéric Lefebvre, Jean-Frédéric Poisson et Nadine Morano 
se sont déjà déclarés pour le scrutin de novembre. La 
candidature de Bruno Le Maire est attendue autour du 23 février, 
celle de Nathalie Kosciusko-Morizet autour du 9 mars. 
    "La bonne nouvelle, c'est que comme il faut 20 
parlementaires pour être parrainé, qu'il doit y avoir à peu près 
400 parlementaires Républicains, il ne devrait pas y avoir plus 
de 20 candidats", a plaisanté lundi sur Europe 1 Luc Chatel, 
conseiller politique de Nicolas Sarkozy. 
    Le choix tactique de l'ancien président d'attendre, 
vraisemblablement jusqu'en septembre, afin de se donner la plus 
grande latitude -- foncer dans la dernière ligne droite, voire 
renoncer à une candidature tout sauf "automatique" selon ses 
propres termes -- n'est pas du goût de tous ses fidèles. 
    Le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi a réclamé 
lundi sur LCI un "message clair" de Nicolas Sarkozy sur ses 
intentions. "Qu'il dise 'Je ne suis pas encore candidat mais je 
ne me déroberai pas' et ça ira très bien", a-t-il dit. 
     
    "CE N'EST PEUT-ÊTRE PAS MOI..." 
    "Il n'est pas question que je prenne la décision maintenant 
parce que je suis le président de la famille. Rassembler, c'est 
difficile, mais indispensable. Sans rassemblement autour d'un 
projet fort il n'y aura pas d'alternance", a affirmé le 
président des Républicains dimanche soir sur TF1. 
    Nicolas Sarkozy estime encore pouvoir emporter la mise sous 
le sceau du rassemblement avec le soutien du "noyau" militant 
des Républicains, acquis à sa cause et appelé à voter sur un 
projet "collectif" en avril prochain. Un corpus idéologique qui 
porte l'empreinte de l'ancien président et dont il veut faire 
une arme "légitimiste" face aux projets concurrents. 
    "C'est peut-être moi qui les défendrai (les 
propositions-NDLR), ce n'est peut-être pas moi", a-t-il précisé 
avec une prudence inusitée le 4 février dernier sur France 2. 
    "Il rassemble ceux qui crient le plus fort et on oublie 
parfois peut-être que le chef de l'Etat qu'il a été, le chef de 
l'Etat qu'il aspire à redevenir, doit s'élever (...) au-dessus 
des factions qui s'affrontent au sein de son propre parti", a 
déploré lundi sur France 2 son ancien conseiller Henri Guaino. 
    "A l'intérieur de ces grands cartels électoraux, plus 
personne n'est d'accord avec personne, et en tout cas, on n'a 
pas rassemblé les électeurs qui sont partis pour beaucoup 
ailleurs", a ajouté le député, qui n'exclut pas de concourir à 
son tour à la primaire. 
 
 (avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 10 mois

    il est foutu, il le sait, pourquoi s'accroche-t-il ??? aussi lamentable que Copé....et les autres. En se retirant sans avoir été éjecté il gagnera plus que d'être viré par un vote.