France-Sarkozy affirme sa ligne droitière en écartant "NKM"

le , mis à jour à 19:15
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    * Elle est remplacée par Laurent Wauquiez 
    * "On ne peut pas tout le temps jouer perso", dit Woerth 
    * "NKM" fait un pas vers une candidature à la primaire 
    * Sarkozy s'en prend aux centristes 
 
 (Actualisé avec contexte, déclarations) 
    PARIS, 15 décembre (Reuters) - Nicolas Sarkozy a 
officiellement écarté mardi Nathalie Kosciusko-Morizet de la 
direction des Républicains, une sanction envers une dissidente 
encombrante autant que la confirmation de la stratégie 
"droitière" de l'ancien président pour 2017. 
    Le président des Républicains avait annoncé lundi, au 
lendemain des régionales, une refonte de l'organigramme du parti 
début janvier, mais les prises de position médiatiques de sa 
numéro deux ont semble-t-il hâté la décision. 
    La députée de l'Essonne avait notamment critiqué encore 
dimanche soir le choix du "ni ni" (ni désistement, ni fusion 
avec les listes PS au second tour) prôné par Nicolas Sarkozy. 
    Nathalie Kosciusko-Morizet est remplacée à la 
vice-présidence déléguée du parti par Laurent Wauquiez, 
jusqu'ici secrétaire général. 
    La promotion de l'ancien ministre sarkozyste, défenseur 
d'une ligne dure au sein des Républicains, est un signal clair 
de Nicolas Sarkozy après la percée du Front national aux 
régionales. Malgré la défaite de 2012, l'ancien chef de l'Etat 
persiste sur une ligne très à droite contestée dans son parti. 
    A 40 ans, Laurent Wauquiez, qui compte des ennemis dans son 
camp, a remporté haut la main dimanche la région Auvergne-Rhône 
Alpes à l'issue d'une campagne "droitière". 
    Au sein des Républicains, il sera entouré d'Eric Woerth au 
poste de secrétaire général chargé du projet et d'Isabelle Le 
Callennec, vice-présidente. Tous deux, qui se présentent comme 
des modérés, travaillaient déjà au projet d'alternance. 
    "On ne peut pas tout le temps jouer perso", a fait valoir 
Eric Woerth sur iTELE, en soulignant le nécessaire "esprit 
d'équipe" qui doit présider selon lui à la préparation de 
l'échéance de 2017. 
    "Ça devenait compliqué d'avoir comme numéro deux une 
personnalité qui n'était pas majoritaire dans le parti et qui ne 
pouvait pas à elle seule porter la voix des Républicains", a 
estimé pour sa part Isabelle Le Callennec sur iTELE. 
    Dans le souci d'apaisement et d'unité paradoxalement défendu 
par Nicolas Sarkozy, ce dernier a proposé à Nathalie 
Kosciusko-Morizet, qui avait dénoncé lundi des méthodes 
"staliniennes", de rester au bureau politique et de siéger à la 
commission nationale d'investiture, proposition qu'elle a 
acceptée. 
    "D'autres nominations interviendront au début de l'année 
prochaine", a précisé le parti dans un communiqué. 
     
    SARKOZY S'EN PREND AUX CENTRISTES DE L'UDI 
    Avant l'annonce de son remplacement, Nathalie 
Kosciusko-Morizet avait assuré mardi matin sur France Info 
qu'elle "se battrait à l'intérieur de  s a famille politique" 
pour faire partager sa ligne, plus centriste. 
     Le camp des "visionnaires" contre celui des 
"réactionnaires", a-t-elle souligné en évoquant une possible 
candidature à la primaire de la droite et du centre en 2016. 
    "C'est quoi la suite? (...) Alain Juppé, Jean-Pierre 
Raffarin, Benoist Apparu, on va les écarter?", s'est-elle 
interrogée en citant les représentants de l'aile modérée du 
parti. 
    Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots, mardi devant les 
députés LR, contre les candidats centristes UDI aux régionales, 
dont deux sur trois ont été battus. 
    "Ils n'ont pas mené une campagne politique mais une campagne 
de notables ou de réseaux", a-t-il déclaré, selon un 
participant. "Je suis déterminé à ce que le centre et la droite 
restent unis, mais ça ne doit pas s'accompagner de multiples 
compromis", a-t-il prévenu. 
    "Il faudra dire qui nous sommes -- ce n'est pas un peu de 
poivre, un peu de sel, un peu de sucre -- sur l'Europe, le 
développement économique, sur l'Etat, l'autorité, les 
frontières", a-t-il averti. 
    Christian Estrosi, élu en Provence-Alpes-Côte d'Azur face à 
la FN Marion Maréchal-Le Pen, se démarque de Nicolas Sarkozy, 
dont il est proche, dans un entretien à Paris Match en estimant 
que "plus on va à droite, plus on fait monter le FN". 
    "Nous devons choisir contre qui nous voulons combattre et 
nous y tenir. Il faut organiser une cohésion solide avec le 
centre : François Bayrou, Jean-Christophe Lagarde, Hervé 
Morin...", suggère-t-il. 
 
 (Sophie Louet avec Marine Pennetier et Emile Picy, édité par 
Yves Clarisse) 
 
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  • Ja_smith il y a 12 mois

    NS aura décidément tout raté. Son parti commence à se désintégrer, comme prévu. La droite mérite mieux que "ça"

  • milano12 il y a 12 mois

    le fouquets cherche serveur

  • Math0606 il y a 12 mois

    En même temps ils ont bien raison de continuer comme avant. Les moutons de francais ont préféré élire les mêmes qui nous gouvernent depuis 40 ans et nous mènent à la faillite donc pourquoi devraient-ils changer leur facon de faire ??? Les francais ont les politiques qu'ils méritent puisqu'ils les élisent !!!

  • M6445098 il y a 12 mois

    ...emmener avec elle AJ...

  • 5701726 il y a 12 mois

    avec Sarkozy les LR vont dans le mur , sans coup férir. NS doit disparaitre , on en a assez (écrit par un électeur de droite).