France-Safran relaxé en appel dans l'affaire du Nigéria

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PARIS, 7 janvier (Reuters) - Le groupe industriel Safran SAF.PA a été relaxé mercredi en appel pour corruption présumée d'agents publics étrangers au Nigeria en marge de l'obtention d'un marché de cartes d'identité en 2001, a-t-on appris de source judiciaire. La cour d'appel de Paris a en outre confirmé la relaxe de deux cadres de l'entreprise, Jean-Pierre Delarue, ancien ingénieur commercial de Sagem au Nigeria, et François Perrachon, alors dirigeant du département "systèmes d'identifications". Cette décision "nous satisfait pleinement", a réagi l'un des avocats de Safran, Me Bernard Casanova, et correspond "à l'application du droit". Le parquet général n'avait pas requis de peine contre Safran lors de l'audience en septembre, jugeant que la responsabilité de l'entreprise en tant que personne morale ne pouvait être retenue dans cette affaire. En première instance, Safran avait été condamné à 500.000 euros d'amende. Le parquet général avait en revanche requis des peines de six mois de prison avec sursis contre les deux cadres relaxés en première instance. Safran, détenu à 22,41% par l'Etat français, est né de la fusion Snecma-Sagem en 2005. Selon l'accusation, une corruption d'agents nigérians a entouré l'obtention par Sagem, en 2001, d'un contrat de plus de 170 millions d'euros portant sur la confection d'environ 70 millions de cartes d'identité dans le pays. En mai 2005, le président nigérian Olusegun Obasanjo avait évoqué publiquement cette affaire, déclarant lors d'un colloque à un dirigeant de Safran : "Sagem n'avait pas besoin de graisser la patte de qui que ce soit, mais malheureusement, vous l'avez fait". (Gérard Bon, avec Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)


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