France-Russie : «On a tous le devoir de vivre ce match pleinement»

le , mis à jour à 07:27
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France-Russie : «On a tous le devoir de vivre ce match pleinement»
France-Russie : «On a tous le devoir de vivre ce match pleinement»

Pour eux aussi, cette rencontre France - Russie ne sera pas tout à fait comme les autres. Retrouver le Stade de France, 137 jours après cette soirée du 13 novembre, revient forcément à chasser du mieux possible les pensées négatives. «Il y a un peu d'appréhension, reconnaît Jean Tolotta, président de la section varoise des supporteurs de l'équipe de France. Lors de France - Allemagne, on ne s'était pas rendu compte sur le coup de ce qu'il se passait. Je recevais des quantités de textos pour me dire de ne pas aller au Bataclan ou au Petit Cambodge. Je voyais que les stadiers ne se comportaient pas comme d'habitude. On est descendus sur la pelouse, il y a eu des mouvements de foule, mais c'est en regardant les télévisions dans des bars et des restaurants sur le chemin du retour que j'ai pris conscience de l'horreur.»

Pour cette rencontre face aux Russes, le dirigeant associatif a recensé moins de demande de places que pour la réception de l'Allemagne. Une question d'affiche et de calendrier selon lui. Mais aussi une forme d'inquiétude chez certains. «Pour ce match, la sécurité sera maximum, on sera encadrés et escortés entre la Casa Bleue (NDLR : le QG des supporteurs situé à Saint-Denis) et le stade où on pourra tout de même faire entrer nos banderoles et nos drapeaux. Je me sens plus en sécurité dans le stade. Comme dans les gares et les aéroports, tout sera fait pour que cela se passe bien. Mais on pense toujours au risque quand on est dans le métro, au restaurant...»

«Les attentats dans un coin de la tête»

Jérémy, lui, viendra pour la deuxième fois de sa vie au Stade de France. Sa première expérience remonte au... 13 novembre. «J'avais été invité par mon entreprise, explique-t-il. Quand on m'a proposé de nouveau des places, mon premier réflexe a été de refuser. Puis je me suis dit que c'était ce que cherchaient les terroristes, à nous empêcher de vivre comme on le souhaite. Alors j'y retourne avec ...

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