France - Russie : Les notes des Bleus

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D'un Antoine Griezmann lumineux dans son rôle d'accélérateur de particules à un Kingsley Coman brillant en sortie de banc, nombreux sont les Bleus à avoir marqué des points mardi contre la Russie (4-2), N'Golo Kanté en tête. Mais certains n'ont pas saisi la perche tendu par Didier Deschamps. Nos notes.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU STADE DE FRANCE

N'Golo Kanté : 8

Sa faute en tout début de match pour un excès d’engagement (2eme) était significatif de son état d’esprit. Mordant dans les duels, l’ancien Caennais a défendu en avançant et emmené tous ses coéquipiers avec lui. Il s’est occupé de tout pour son premier but en équipe de France, en récupérant le ballon dans les pieds adverses avant de conclure avec sang-froid dans la surface russe (8eme). Cette réalisation l’a mis dans les meilleures dispositions pour la suite du match, comme l’a montré un geste technique osé et réussi en plein coeur du rond central (12eme). Sa légère baisse de régime en seconde période, après un centre déposé sur la tête d’André-Pierre Gignac qui aurait dû faire mouche (49eme), n’enlève rien à l’ampleur de sa prestation. Le milieu de Leicester ne pouvait rêver mieux pour fêter dignement ses 25 ans.

Hugo Lloris : 5

Une soirée tranquille pour le capitaine des Bleus, de retour au poste après l’intérim de Steve Mandanda aux Pays-Bas. Hormis une sortie précipitée (6eme) et une relance mal assurée (17eme), le gardien de Tottenham n’a jamais été sollicité en première période. Il a vécu un deuxième acte frustrant, au cours duquel sa responsabilité n’est pas directement engagé sur les deux buts encaissés et il n’a pas vraiment eu l’occasion de se mettre en valeur.

Bacary Sagna : 4

Fébrile d’un bout à l’autre de la rencontre, le latéral de Manchester City s’est retrouvé battu sur le deuxième but russe, arrivée de son côté (69eme). Un fait de jeu qui est venu encore ternir une copie déjà médiocre, entre son impact défensif parfois suspect et ses centres trop souvent imprécis, sauf le tout dernier (89eme). Heureusement qu’une passe pour Paul Pogba qui aurait pu être décisive sauve sa soirée (34eme).

Raphaël Varane : 6

Celui qui doit être le patron de la défense française pour la décennie à venir n’est pas encore guéri de tous ses doutes. Mais il a surmonté une entame difficile pour se mettre dans le tempo de la rencontre et haussé le ton dans les duels, à l’image de son intervention à propos pour stopper un contre adverse (76eme). Il s’est aussi chargé de la première relance avec brio. Ce n’est pas encore ça, mais il y a clairement du mieux.

Mamadou Sakho : 5

Le défenseur de Liverpool n’a pas vraiment fait le plein de confiance en raison de dix premières minutes compliquées, avec une erreur d’appréciation (4eme) et des approximations techniques à foison. Il s’est rattrapé par la suite, montant en puissance dans les duels et minimisant les risques dans les transmissions. Dur sur l’homme et incertain balle au pied, il n’a pas vraiment changé. 

Patrice Evra : 6

Pétri de bonnes intentions, le latéral de la Juventus Turin a multiplié les montées tout en sécurisant son couloir. Il n’a pas toujours rencontré la réussite en phase offensive, mais il a néanmoins été récompensé de son envie et de sa détermination en provoquant le coup-franc du deuxième but français (38eme). Remplacé par Jérémy MATHIEU (46eme), sorti sur blessure huit minutes seulement après son entrée en jeu et lui-même remplacé par Lucas DIGNE (54eme). Le défenseur prêté par le PSG à l’AS Rome a vécu des débuts cauchemardesques, en commettant la faute amenant la réduction du score russe, où il est battu au marquage par Aleksandr Kokorin (56eme). 

Lassana Diarra : 7

Chaque match qui passe renforce le crédit de la sentinelle marseillaise chez les Bleus. Capable de sortir de toutes les situations, même les plus périlleuses, par sa technique soyeuse, il a brillé dans son rôle devant la défense. Il a récupéré les miettes derrière ses deux compères du milieu, lancé les offensives de son équipe et maitrisé le tempo dans les temps faibles de son équipe. Il est tout simplement indispensable.

Paul Pogba : 6

Pour ceux qui en doutaient, la star de la Juventus sait vraiment tout faire. Il est quasiment impossible de lui prendre le ballon, tant son alliage de technique et de puissance fait merveille dans l’entrejeu. Ses orientations de jeu et ses transversales ont été préceuses, à l’instar de celui réalisé sur l’ouverture du score des Bleus (8eme). Un bémol néanmoins, son manque de précision sur ses coups-francs, passés largement au-dessus du but adverse (20eme et 25eme). C’est vraiment pour pinailler.  Remplacé par Moussa SISSOKO (69eme), qui s’est démené sans vraiment se mettre en évidence.

Antoine Griezmann : 8

Le nouveau patron de l’attaque français, c’est incontestablement lui. L’attaquant de l’Atlético Madrid a bénéficié d’une liberté de mouvement totale pour s’exprimer et pris ses responsabilités avec talent. Il a servi le caviar sur les deux premiers buts français, d’abord d’une passe lumineuse dans un petit espace (8eme) et ensuite sur un coup-franc où il est décidément d’une précision remarquable (38eme). A l’origine de tous les mouvements offensifs français, il s’est aussi démultiplié dans le travail défensif, preuve que les exigences de Diego Simeone au quotidien ont métamorphosé son jeu. Du grand art. Remplacé par Dimitri PAYET (63eme), auteur d’un bijou sur coup-franc direct quelques instants après son entrée (64eme) et sur la lancée de sa prestation à Amsterdam par son impact sur le jeu français dans son rôle de meneur avancé.

André-Pierre Gignac : 7

Si Olivier Giroud pensait être le grand gagnant de la mise à l’écart de Karim Benzema, le buteur des Tigres a montré qu’il était là pour le concurrencer. Excellent dans le jeu de remises et dos au but, où sa complicité avec Antoine Griezmann a fait des merveilles, l’ex-Marseillais a étalé ses qualités habituelles, dans le pressing notamment. Il a embelli sa prestation d’un but logique (38eme) et n’est pas passé loin du doublé (49eme). Une vraie bonne surprise. Remplacé par Olivier GIROUD (78eme), tout proche de conclure le festival en fin de match (89eme).

Anthony Martial : 4

L’attaquant mancunien a manqué une belle opportunité de marquer des points. Incapable de combiner avec Patrice Evra, jamais dans le bon tempo et mal inspiré dans ses choix, il s’est entêté dans des tentatives individuelles sans réussite. A son crédit, il s’est appliqué dans le replacement défensif. Mais c’est bien trop peu pour compenser ses manques. Remplacé par Kingsley COMAN (46eme).

Kingsley Coman : 7

Son statut d’impact player en seconde période lui est allé à ravir. Sa vitesse et sa qualité dans la conduite des balles ont crée des brèches énormes dans une défense russe usée, à l’image de folle percée qui a fait lever tout le stade de France (63eme) et amené le coup-franc que Dimitri Payet a converti en chef d’oeuvre. Il a le feu dans les jambes et a débloqué son compteur avec les Bleus sur une action qui illustre tout son attirail : sens de la profondeur et sérénité dans la finition. Il a tout pour être un joker de luxe en Bleu cet été.

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