France-Réunion lundi matin à l'Elysée sur Alstom

le , mis à jour à 13:39
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 (Complété avec Moscovici) 
    PARIS, 11 septembre (Reuters) - François Hollande présidera 
lundi matin à l'Elysée une réunion interministérielle sur Alstom 
à la suite de la décision du groupe industriel d'arrêter la 
production de trains à Belfort, a-t-on appris dimanche auprès de 
la présidence. 
    La réunion, prévue à 08h30, se déroulera en présence du  
Premier ministre, Manuel Valls, et des ministres et secrétaires 
d'Etat concernés par le dossier : Michel Sapin (Economie), 
Christophe Sirugue (Industrie), Alain Vidalies (Transports), 
a-t-on précisé de même source, confirmant une information du 
Journal du Dimanche. 
    Dimanche, Manuel Valls s'est dit convaincu de pouvoir 
"sauver" Alstom à condition que les dirigeants du groupe "jouent 
pleinement leur rôle". 
    Alstom a annoncé cette semaine le transfert d'ici fin 2018 
de la production de trains et du bureau d'études de son site 
historique de Belfort vers celui de Reichshoffen, en Alsace, 
pour tenir compte de la baisse des commandes en France. 
    "La méthode employée par Alstom est inacceptable", a 
commenté le Premier ministre au "Grand Rendez-Vous" Europe 1-Les 
Echos-iTELE. 
    "Tous les jours, avec le président de la République et les 
ministres, nous nous battons pour qu'Alstom gagne des marchés, 
au plan international comme au plan européen", a-t-il souligné. 
    L'Etat est actionnaire d'Alstom à hauteur de 20%. 
    "Nous savions les faiblesses qui existaient sur le site de 
Belfort", a précisé Manuel Valls. 
    "Nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons sauver Alstom 
à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle", 
a-t-il ajouté. 
    L'ancien ministre de l'Economie Pierre Moscovici, 
aujourd'hui commissaire européen aux Affaires économiques et 
financières, a déclaré sur France 3 que l'Etat français devait 
chercher des appuis. 
    "On ne peut pas laisser Alstom partir comme ça de Belfort. 
(...) Avec 20%, l'Etat ne peut pas à lui seul empêcher cette 
fermeture", a dit l'ancien député socialiste du Doubs. 
    Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a été convoqué jeudi 
dernier par Michel Sapin et Christophe Sirugue qui lui ont 
demandé d'engager une phase de discussion et de négociation 
avant toute décision définitive sur l'avenir de Belfort. 
    Le site compte actuellement 480 salariés. Son activité sera 
recentrée sur la maintenance et la réparation. 
    Alstom a déclaré que les 400 salariés concernés se verraient 
proposer un reclassement dans un autre site en France. 
 
 (Sophie Louet avec Jean-Baptiste Vey) 
 

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  • M8252219 il y a 3 mois

    Brutale et condamnable:C'est vraie que la mort lente(type société française actuelle qui ponctionne tout)est plus facile à gérer,il faut réduire de moitié le nombre des parlementaires;supprimer le sénat et les statuts spéciaux,réduire de 1million le nombre des fonctionnaires et assimilés,établir le délai de carence à 3 j pour tous, la retraite à 65 ans pour tous avec le même calcul;établir la TVA sociale tous bénéficient du système social à la française tous doivent participer à son financement.