France-Remaniement ministériel attendu dans la journée

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    PARIS, 11 février (Reuters) - Un remaniement ministériel à 
l'ampleur incertaine était attendu jeudi en France, à quelques 
heures de l'intervention du président François Hollande dans les 
journaux de 20h00 des chaînes télévisées TF1 et France 2.  
    Le chef de l'Etat et son Premier ministre Manuel Valls se 
sont rencontrés mercredi soir à l'Elysée, a-t-on appris de 
source gouvernementale, peu après le vote par les députés de la 
réforme constitutionnelle qui a redonné à l'exécutif l'espoir 
que ce texte décrié soit adopté par le Congrès.   
    Le départ du ministère des Affaires étrangères de Laurent 
Fabius, proposé mercredi par François Hollande à la présidence 
du Conseil constitutionnel, a amorcé une refonte destinée à 
étayer les derniers chantiers du quinquennat et jeter les bases 
de la bataille pour l'élection présidentielle de 2017. 
    L'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault figure parmi les 
noms cités de manière insistance par des sources parlementaires 
pour devenir le nouveau chef de la diplomatie française.  
    La nomination du président du Parti radical de gauche, 
Jean-Michel Baylet, serait acquise en contrepartie du départ de 
la ministre du Logement Sylvia Pinel, également membre du PRG, 
pour la vice-présidence de la région Midi-Pyrénées-Languedoc. 
Son éventuel portefeuille, en revanche, reste une inconnue. 
    La composante verte de la majorité, absente du gouvernement 
depuis la démission de Cécile Duflot et Pascal Canfin en mars 
2014, pourrait s'incarner en un ou plusieurs postes. 
    Les noms d'Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe 
Ecologie-Les Verts (EELV), et du député Denis Baupin sont cités. 
    Signe des doutes qui traversent toutefois le parti, les 
porte-parole nationaux d'EELV ont publié mercredi soir un 
communiqué affirmant que les conditions pour revenir au 
gouvernement n'étaient pas réunies. 
    Sandrine Rousseau et Julien Bayou assurent que leur parti 
"n'a pas été contacté" par François Hollande ou Manuel Valls "à 
ce jour".   
    Autre turbulence à gauche : Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur 
du Parti de gauche, a annoncé mercredi sa candidature à la 
présidentielle de 2017 sur internet et TF1, sans concertation 
avec les autres composantes du Front de gauche.   
    Cet ex-trotskiste et ancien membre du Parti socialiste est 
devenu un des détracteurs les plus virulents de la politique de 
François Hollande et Manuel Valls. Il refuse par ailleurs de 
participer à une éventuelle primaire à gauche pour 2017. 
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • jpoche il y a 10 mois

    foire d'empoigne en cours