France-Rejet d'une demande de suspension d'un arrêt anti-burkini

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    PARIS, 22 août (Reuters) - Le tribunal administratif de Nice 
a rejeté lundi une nouvelle demande de suspension d'un arrêté 
"anti-burkini" pris par une mairie des Alpes-Maritimes, celle de 
Villeneuve-Loubet. 
    Déjà saisie il y a une dizaine de jours pour un arrêté du 
maire de Cannes, la juridiction niçoise avait alors rendu une 
décision allant dans le même sens, confortant les municipalités 
ayant interdit le port de vêtements religieux sur les plages.  
    "C'est évidemment une déception, même s'il n'y a pas de 
grande surprise", a réagi lundi Me Patrice Spinosi, avocat de la 
Ligue des droits de l'homme (LDH), à l'origine de l'un des 
référés déposés contre la mairie de Villeneuve-Loubet.  
    "Cette décision nous permet de saisir dès à présent le 
Conseil d'Etat, qui devrait fixer une date d'audience d'ici une 
dizaine de jours et statuer à très bref délai", a ajouté 
l'avocat, joint par Reuters. 
    La LDH et le Collectif contre l'islamophobie en France 
(CCIF), qui avait saisi le juge des référés pour l'arrêté 
cannois, jugent les mesures anti-burkini liberticides et 
discriminatoires à l'encontre des baigneuses de confession 
musulmane.  
    Dans son ordonnance, le juge des référés invoque notamment 
le contexte sensible de l'état d'urgence, prolongé à la suite de 
l'attentat du 14-juillet à Nice (86 morts), ainsi que le 
"retentissement, facteur de tensions supplémentaires", déclenché 
par la polémique sur le port du burkini.  
    "Ce port vestimentaire sur les plages peut également être 
perçu comme étant l'expression d'une revendication identitaire", 
peut-on encore lire dans l'ordonnance. 
    Après Cannes et Villeneuve-Loubet, deux villes dirigées par 
des maires Les Républicains, plusieurs communes côtières du 
Sud-Est et du Nord, dont Nice et le Touquet, ont décidé à leur 
tour de bannir cet été les tenues de plage recouvrant le corps. 
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a soutenu ce choix d'une 
poignée de maires français, tout en excluant de légiférer sur le 
sujet.   
 
 (Simon Carraud, avec Chine Labbé, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • M8252219 le lundi 22 aout 2016 à 19:32

    Certain prétendent que c'est un droit des femmes que de porter le burkini ou la burqa !!!! ça me parait plus une contrainte machiste exercée dans le cadre familiale . Combien de femme dans l’anonymat confirmerait leur volonté de porter cette prison de tissu. l'émancipation des femmes en occident à été très long et difficile conservons ces acquis .

  • M8252219 le lundi 22 aout 2016 à 19:31

    La ligue des des droits de l'homme est prête à fermer les yeux sur les contraintes et la soumission que des femmes musulmanes peuvent subir au nom de leur religion . Pas de droits sans devoirs et le devoir d'émancipation devrait sauter aux yeux de "l'association des droits de l'homme" à moins que ces droits ne soient réservé qu'aux humains mâles.