France-Régionales-Valls interpelle la droite sur le FN

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* "Tout faire" contre l'extrême droite, redit Valls * La question du "front républicain" en suspens * Le "ni ni" est irresponsable, selon le Premier ministre PARIS, 8 novembre (Reuters) - Manuel Valls, déterminé à "tout faire" pour empêcher une victoire du Front national aux régionales sans toutefois trancher la question du "front républicain", a appelé dimanche la droite à "prendre ses responsabilités" contre le FN. "Tout faire. Je n'en dis pas plus à ce stade car je souhaite que mes amis, que les candidats mènent cette campagne, qu'ils fassent le score le plus important", a dit le Premier ministre dans le cadre du "Grand Rendez-vous" Europe 1-Le Monde-iTELE. Dans une tribune publiée le 4 novembre dans Le Monde, le premier secrétaire du Parti socialiste exclut de se prononcer sur la doctrine du "front républicain" à un mois du premier tour des régionales au motif que cela "indiquerait à la gauche que le vote utile contre le Front national est le vote à droite." "Il induirait ainsi que l'avenir dans le pays se jouera entre la droite parfois extrême et l'extrême droite", dit Jean-Christophe Cambadélis. Interrogée à ce sujet sur France 3, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, numéro trois du gouvernement, a estimé que décider des stratégies électorales avant le premier tour "influ ait les électeurs". Manuel Valls concède que "le Parti socialiste sera souvent troisième (...), mais le total des voix de gauche, donc le rassemblement de la gauche au second tour, sera souvent devant le total des voix de droite et devant l'extrême droite". Selon un sondage Odoxa diffusé dimanche par Le Parisien et BFM TV, le FN est en tête des intentions de vote (32%) devant la liste Les Républicains-UDI-Modem (30%) et la liste socialiste (19%) pour le premier tour des élections régionales de décembre en Alsace-Lorraine Champagne-Ardenne. ( ID:nL8N1320JX ) "IL FAUDRA ÊTRE DÉSINTÉRESSÉ" "Le soir du premier tour, (...) Il faudra analyser ces résultats et ensuite tout faire" pour que la liste FN ne soit pas élue, a déclaré le chef du gouvernement qui a prôné en premier lieu "une campagne vigoureuse" contre l'extrême droite. A la question de savoir si "tout faire" contre le FN pourrait consister, selon les cas, en un désistement de la liste de gauche, Manuel Valls ne s'est pas prononcé. "Les déclarations avant le premier tour sont nulles et non avenues." Il a souligné que la question de l'attitude face au FN au soir du premier tour "ne se posera it pas uniquement à la gauche et au Parti socialiste". "Elle peut se poser aussi à la droite", a-t-il poursuivi en citant le cas de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie où Marine Le Pen mène les listes FN. "Si le total gauche dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie autour de Pierre de Saintignon est devant le score réalisé par Xavier Bertrand au premier tour, la question sera posée aussi à Xavier Bertrand", chef de file Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT, a dit le Premier ministre. "Ce que je demande à la droite républicaine, a expliqué Manuel Valls, c'est de prendre ses responsabilités : le 'ni ni', le renvoi dos-à-dos est irresponsable." "Dans ces moments-là, il faudra être désintéressé. Le plus important, ça sera d'empêcher que l'extrême droite antisémite et raciste ne prenne une région", a-t-il insisté, en jugeant que la victoire du FN dans une ou plusieurs régions serait "un drame". En vertu de la règle du "ni ni", prônée par Nicolas Sarkozy depuis les élections cantonales de 2011, Les Républicains n'appellent à voter ni pour le PS ni pour le Front national en cas de duel au second tour entre les deux formations. (Sophie Louet)

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  • M3366730 le dimanche 8 nov 2015 à 16:36

    Qui a installé le FN, alors un peu de pudeur.

  • M3366730 le dimanche 8 nov 2015 à 16:34

    C'est du Mitterand bis, diviser pour mieux régnier et en faire profiter les copains. La fête est finie et il va falloir passer à la caisse.

  • jfvl le dimanche 8 nov 2015 à 16:16

    Le drame socialiste c'est de toujours penser que ceux qui ne sont pas d'accord avec eux ceux sont des ignorants qui ne comprennent rien et ne savent pas reconnaitre leurs mérites !.

  • M940878 le dimanche 8 nov 2015 à 14:06

    janaliz : pour moi rien à rajouter

  • janaliz le dimanche 8 nov 2015 à 14:03

    J'ai juste un mot à dire au sous-chef des biberonnés de la république : je n'ai besoin d'aucune consigne, d'aucun parti, pour savoir la conduite à tenir dans l'isoloir. Alors les harangues de politiques aux abois ne me font ni chaud ni froid. Juste constater qu'ils sont complètement perdus, et ce depuis 2012, et bien avant...

  • M940878 le dimanche 8 nov 2015 à 13:54

    dénigrer ainsi une partie de l'électorat est du racisme ,une des définitions du mot racisme :Attitude d'hostilité de principe et de rejet envers une catégorie de personnes.