France-Réda Kriket soupçonné d'avoir projeté un acte "imminent"

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    * Réda Kriket mis en examen mercredi 
    * Selon le procureur de Paris, il préparait un attentat 
    * Il parle d'une action d'une "extrême violence" 
 
 (Actualisé après conférence de presse de Molins) 
    PARIS, 30 mars (Reuters) - Le djihadiste présumé Réda 
Kriket, mis en examen mercredi à l'issue de six jours de garde à 
vue, préparait avec ses complices une action "imminente" et 
d'une "extrême violence", a déclaré le procureur de Paris, 
François Molins. 
    Jeudi dernier, les enquêteurs l'ont arrêté à 
Boulogne-Billancourt, à l'ouest de Paris, et ont mené 
parallèlement une perquisition dans un appartement d'Argenteuil, 
au cours de laquelle ils ont découvert des armes et des 
explosifs. 
    "A ce stade des investigations, si aucune cible précise 
projetée n'a pu être identifiée, tout laisse néanmoins à penser 
que la découverte de cette cache a permis d'éviter la commission 
d'actions d'une extrême violence", a déclaré François Molins. 
    Il en veut pour preuve "les armes, les engins explosifs, 
pour certains déjà prêts à l'emploi, les téléphones neufs (...) 
ainsi que les passeports volés" retrouvés dans "l'appartement 
conspiratif" d'Argenteuil. 
    Dans le détail, les policiers ont retrouvé entre autres du 
matériel et des produits servant à fabriquer des explosifs, de 
petites quantité d'explosif de type TATP prêt à l'emploi, cinq 
passeports français volés, cinq fusils d'assaut, un pistolet 
mitrailleur et sept armes de poing. 
    Il s'agit là d'"un arsenal qui, de par la nature et la 
quantité des objets découverts, constituait à l'évidence les 
préparatifs d'une action terroriste imminente", a encore dit le 
procureur. 
    Selon François Molins, Réda Kriket s'est défendu lors des 
interrogatoires menés ces derniers jours d'être un "terroriste". 
     
    CONDAMNE EN BELGIQUE 
    Les déclarations du parquet font écho à celles du ministre 
de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui avait parlé jeudi dernier 
d'un "projet d'attentat en France, conduit à un stade avancé".  
    Réda Kriket, de nationalité française, "évoluait au sein 
d'un réseau terroriste qui projetait de frapper la France", 
avait-il précisé. 
    La justice belge l'a déjà condamné en juillet dernier, en 
son absence, à dix ans de prison lors du procès d'une filière 
djihadiste. A l'issue de ce même procès, Abdelhamid Abaaoud, 
l'un des planificateurs présumés des attentats du 13 novembre à 
Paris, avait égalemnt été condamné. 
    Le nom de Réda Kriket est apparu dans une procédure ouverte 
en novembre de l'année dernière et portant initialement sur un 
autre suspect. 
    Lors de cette enquête, un autre nom a fait surface, celui 
d'un suspect interpellé dimanche dernier à Rotterdam, aux 
Pays-Bas, à la demande des autorités française.  
    Réda Kriket et cet autre djihadiste présumé sont soupçonnés 
de s'être rendus en Syrie entre la fin 2014 et début 2015 et 
d'avoir multiplié, après leur retour, les allers et venues entre 
la France, la Belgique et les Pays-Bas. 
    Ils faisaient l'objet d'un mandat de recherche lancé le 24 
décembre 2015 pour l'un et le 14 janvier dernier pour l'autre. 
    L'enquête sur cette nébuleuse a également conduit à 
l'interpellation, vendredi dernier en Belgique, de deux autres 
suspects susceptibles, selon François Molins, d'être en relation 
avec Réda Kriket, Abderrahmane A. et Rabat M. 
 
 (Simon Carraud et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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