France-Recul du mouvement anti-loi Travail dans les transports

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    * 10,5% de grévistes à la SNCF selon la direction 
    * Pas de perturbations à la RATP 
    * Le traitement des déchets affecté 
 
 (Avec Guillaume Pepy et CGT §§ 3-5 et Donges § 13) 
    PARIS, 3 juin (Reuters) - La mobilisation contre le projet 
de réforme du Code du travail a marqué le pas vendredi dans les 
transports, notamment à la SNCF où le taux de grévistes 
répondant à l'appel de la CGT et de Sud-Rail est tombé à 10,5%, 
selon la direction. 
    Ces deux syndicats ont maintenu leur mobilisation, rejetant 
un appel à la "solidarité" avec les Français touchés par les 
inondations lancé par le président de la compagnie ferroviaire, 
Guillaume Pepy.   
    "On pourrait, ne serait-ce qu'un instant, mettre son drapeau 
dans sa poche. Et je pense que tout le monde devrait réfléchir 
sérieusement (à une suspension de la grève-NDLR) parce que c'est 
ce qu'il faut faire, au moins en Ile-de-France et en région 
Centre", a-t-il dit dans une vidéo diffusée par la SNCF. 
    Une éventuelle suspension "reste largement aujourd'hui de la 
responsabilité du gouvernement, du patronat et de la direction", 
lui a répondu dans un communiqué la CGT, qui a vu dans 
l'initiative de Guillaume Pepy un signe de "fébrilité".   
    En dépit de la faible participation, le mouvement a provoqué 
sur le réseau ferroviaire des perturbations du même ordre que 
les deux jours précédents, avec six TGV sur dix en circulation, 
un tiers des Intercités et la moitié des TER. 
    Depuis le début de cette grève reconductible, le taux de 
grévistes a reflué - il s'élevait à 17% mercredi - et le 
syndicat réformiste Unsa, satisfait des "éclaircissements" 
obtenus de la direction, a suspendu jeudi son préavis. 
    Ce mouvement intervient en pleine négociation sur une 
nouvelle organisation du travail à la SNCF mais la CGT et 
Sud-Rail en font aussi un élément du rapport de forces avec le 
gouvernement contre le projet de loi sur le travail. 
    Il s'agit pour les syndicats hostiles au texte porté par la 
ministre du Travail, Myriam El Khomri, d'entretenir la 
contestation en attendant la prochaine journée de mobilisation 
nationale prévue le 14 juin, en plein Euro de football. 
    A la RATP, où a débuté jeudi une grève censée être illimitée 
à l'appel de la CGT, la direction n'a relevé aucune perturbation 
sur les réseaux de métro, de bus, de tramway ou de RER -- lequel 
était en revanche affecté par les inondations sur un tronçon 
exploité par la SNCF. 
    Les contrôleurs aériens ont par ailleurs levé jeudi leur 
préavis pour ce week-end, mais l'intersyndicale des pilotes 
d'Air France a appelé le même jour à la grève du 11 au 14 juin 
pour défendre les rémunérations. 
    Les hôtesses et stewards d'Air France sont pour leur part 
appelés à la grève du 27 juillet au 2 août inclus, a annoncé 
vendredi soir l'intersyndicale PNC.  
     
    "IL PEUT Y AVOIR UNE MONTÉE EN PUISSANCE" 
    Dans les raffineries, la situation n'a pas évolué depuis 
jeudi: quatre sites opérés par Total (Normandie, Grandpuits, 
Donges et Feysin) étaient vendredi à l'arrêt et la plateforme de 
La Mède (Bouches-du-Rhône) tournait à 80% de ses capacités. 
    A Donges (Loire-Atlantique), les salariés ont reconduit le 
mouvement vendredi. Selon la Fédération nationale des 
transporteurs routiers (FNTR), des "clous de fabrication 
artisanale" ont été répandus sur la route permettant d'accéder 
au dépôt de carburant voisin de cette même raffinerie. 
    L'Union patronale des Bouches-du-Rhône a quant à elle 
demandé à l'Etat de mettre fin à un "abus caractérisé du droit 
de grève", qui entraîne le blocage des terminaux pétroliers de 
Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). 
    Le mouvement anti-loi Travail touche aussi le secteur du 
traitement des déchets et des ordures ménagères, en particulier 
en Ile-de-France où trois des quatre principaux centres sont 
bloqués -- à Ivry-sur-Seine, Saint-Ouen et Issy-les-Moulineaux. 
    D'après la fédération CGT des services publics, la collecte 
et le traitement des déchets sont paralysés à Saint-Etienne 
(Loire), où quatre sites sont bloqués, de même qu'un dépôt de 
bennes à ordures à Toulouse.    
    "On est parti pour continuer la semaine prochaine et faire 
en sorte que ça s'étende", a dit à Reuters Baptiste Talbot, 
secrétaire général de la CGT-services publics. "Jusqu'au 14 
juin, il peut y avoir une montée en puissance, même s'il peut y 
avoir des variations d'intensité." 
 
 (Simon Carraud, avec Guillaume Fouin à Nantes et Jean-François 
Rosnoblet à Marseille, édité par Sophie Louet) 
 

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  • phili646 il y a 10 mois

    MOI ,travailleur du privé j'apprécie que les cheminots ne se contentent pas d'un os à ronger. MOI, travailleur du privé je ne peut pas faire grève sans prendre le risque de me faire virer, MOI, travailleur du privé je remercie les cheminots de leur solidarité. MOI, travailleur du privé j'accomplirai mon devoir de citoyen l'an prochain. MOI, travailleur du privé je ne voterai plus jamais pour les traitres socialistes !!!!