France-Recul de 0,1% du PIB au 2e trimestre

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 (Avec réaction de Christian Eckert) 
    PARIS, 23 septembre (Reuters) - Le coup d'arrêt de 
l'économie française au deuxième trimestre a été un peu plus 
marqué qu'annoncé précédemment, avec un recul de 0,1% du produit 
intérieur brut, indique vendredi l'Insee, corrigeant sa 
précédente estimation d'une croissance zéro sur la période. 
    La panne de la demande intérieure (consommation et 
investissement) explique cette évolution négative, la première 
depuis le premier trimestre 2013. 
    Mais l'Insee a confirmé dans le même temps la hausse de 0,7% 
du PIB au premier trimestre 2016. Et l'acquis de croissance pour 
l'ensemble de l'année, à savoir l'évolution du PIB si l'activité 
stagnait complètement au cours des trois derniers trimestres de 
l'année, reste à 1,1%. 
    A ce niveau, l'objectif d'une croissance de 1,5% sur 2016 
confirmé récemment par le gouvernement n'est pas hors d'atteinte 
même s'il suppose deux derniers trimestres vigoureux (entre 0,4% 
et 0,5% chacun). 
    Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a assuré 
en marge d'une conférence de presse sur le projet de loi de 
financement de la sécurité sociale que les prévisions de l'Insee 
n'auraient "aucune conséquence" sur le projet de budget 2017. 
    "Notre prévision de croissance reste fixée à 1,5%", a-t-il 
déclaré. "L'acquis de croissance (...), notamment grâce aux très 
bons résultats du premier trimestre (+0,7%), n'est pas remis en 
cause. Il reste toujours supérieur à 1% actuellement." 
    "On va bien sûr attendre les chiffres des troisième et 
quatrième trimestres pour en tirer des conclusions, qui 
d'ailleurs ne sont pas toujours définitives puisque l'Insee 
révise systématiquement et la croissance et le PIB en volume, 
parfois plusieurs mois, plusieurs semestres plus tard." 
    Les projections sur le troisième trimestre (Insee et Banque 
de France) sont pour l'instant de +0,3%. 
    Par rapport aux précédentes estimations publiées fin août, 
l'Insee a revu en baisse (0,0 contre +0,1 point) la contribution 
de la demande intérieure finale au PIB du trimestre, dont la 
production a été perturbée par le mouvement social dans les 
raffineries et les manifestations contre la loi Travail. 
    Mais il a confirmé les contributions du commerce extérieur 
(+0,6 point) et de la variation des stocks des entreprises (-0,7 
point). 
    Les dépenses de consommation des ménages ont reculé de 0,1% 
au deuxième trimestre et l'investissement des entreprises de 
0,4%. 
    Sur les trois mois à fin juin, le pouvoir d'achat des 
Français a progressé de 0,2%, soit nettement moins qu'au premier 
trimestre (+0,6%). 
    La consommation des ménages ayant progressé moins rapidement 
que leur pouvoir d'achat, leur taux d'épargne progresse à 14,8%  
contre 14,5% au premier trimestre. 
    Le taux de marge des entreprises a quant à lui interrompu sa 
progression, passant de 32,1% sur les trois premiers mois de 
l'année à 31,7%. 
    Selon l'institut national de la statistique, le déficit des 
administrations publiques s'est contracté au deuxième trimestre, 
à 3,2% du PIB contre 3,4% à fin mars. L'objectif pour l'ensemble 
de 2016 est de le ramener à 3,3%. 
     
    Statistiques détaillées sur le site de l'Insee : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=28&date=20160923 
     
     
 Les indicateurs français en temps réel           ECONFR  
 Les indicateurs de la zone euro en temps réel    ECONEZ  
 Le point sur la conjoncture française            ECO/FR  
  
 (Yann Le Guernigou, avec Emmanuel Jarry, édité par 
Jean-Baptiste Vey) 
 
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  • M9941825 il y a 2 mois

    ça va beaucoup mieux que si c'était pire

  • je.valle il y a 3 mois

    "ça va mieux" incontestablement "mieux".................

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