France-Recours de la Région contre la piétonisation à Paris

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    PARIS, 24 novembre (Reuters) - La région Ile-de-France et 
cinq départements franciliens (Essonne, Hauts-de-Seine, 
Seine-et-Marne, Yvelines et Val-d'Oise) ont déposé jeudi un 
recours devant la justice contre la piétonisation de 3,3 
kilomètres des quais de Paris sur la rive droite de la Seine, 
a-t-on appris auprès de l'exécutif.  
    Ce recours au fond, déposé devant le tribunal administratif 
de Paris, attaque la décision du Conseil de Paris du 26 
septembre au motif qu'elle a été prise sans étude d'impact sur 
la banlieue, a-t-on précisé, confirmant une information du 
Figaro.  
    En parallèle, la présidente (Les Républicains) de la région 
Ile-de-France, Valérie Pécresse, a demandé à l'Institut 
d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France d'explorer des 
scénarios alternatifs de "piétonisation douce". 
    "Le comité régional d'évaluation a mis en évidence une 
aggravation de la circulation sur un vaste périmètre englobant 
non seulement l'ensemble de la capitale mais aussi la banlieue 
de Paris, aboutissant à un engorgement généralisé des quais 
hauts à Paris (...) à une dégradation de la qualité de vie et 
notamment à une augmentation du bruit sur de nombreux tronçons 
de voirie", écrit-elle dans sa lettre de mission dont Reuters a 
eu copie.  
    "Ces effets n'avaient pas été anticipés par la Ville qui a 
procédé à une fermeture de façon unilatérale et sans 
préparation", ajoute-t-elle.  
    Pour la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, la 
piétonisation en 2014 de la rive gauche, où la circulation 
automobile a été remplacée par des activités sportives et 
culturelles, est un succès, avec une baisse de la pollution sans 
allongement notable du temps de circulation automobile. 
    Un constat que Valérie Pécresse conteste.  
    Elle a de nouveau demandé la semaine dernière une analyse 
comparée des données de la mairie de Paris et de celles de la 
Région sur l'impact de la fermeture des voies sur berges dans la 
capitale. 
    Ces deux instances aboutissent en effet à des conclusions 
différentes en termes d'impact de la piétonisation des voies sur 
berges sur le trafic, la pollution de l'air et le bruit. 
    Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris chargé des 
transports et de l'espace public, accuse la région de 
"désinformation" sur le sujet.  ID:nL8N1DI3KR  
 
 (Chine Labbé, édité par Sophie Louet) 
 
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