France-Réactions à la candidature de Sarkozy pour 2017

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    PARIS, 22 août (Reuters) - Nicolas Sarkozy officialise sa 
candidature à la primaire de la droite et du centre en vue de 
l'élection présidentielle de 2017, dans un livre à paraître 
cette semaine.   
    L'annonce de l'ex-chef de l'Etat n'était plus depuis 
longtemps un mystère, Elle clôt théoriquement la liste des 
prétendants à la primaire de la droite et du centre, au nombre 
de 13  . 
    En déplacement en Italie, François Hollande, successeur de 
Nicolas Sarkozy à l'Elysée, a dit qu'il ne souhaitait "nullement 
commenter les candidatures" qui se sont multipliées ces derniers 
jours, dont celle-ci et, à gauche, celle d'Arnaud Montebourg.   
    Voici les principales réactions politiques, à ce stade, à 
l'annonce de Nicolas Sarkozy : 
     
    FLORIAN PHILIPPOT, vice-président du Front national (sur 
France Info) 
    "C'est le retour officiel de super-menteur." 
    "Il fait de l'enfumage (...) En 2005, il expliquait qu'il 
allait passer le Kärcher, qu'il allait réduire l'immigration, 
qu'il allait rétablir la sécurité, la tolérance zéro." 
    "On a vu que le Kärcher était resté à la cave et que 
l'immigration a continué au même rythme". 
 
    OLIVIER FAURE, porte-parole du Parti socialiste (sur BFM TV) 
    "Ce n'est pas une surprise, tout le monde sait qu'il est 
candidat depuis le jour où il perdu son élection" (en 2012). 
    "Ce que je crains avec Nicolas Sarkozy, c'est qu'il soit 
dans une surenchère supplémentaire et qu'il joue, en compétition 
avec Alain Juppé, un numéro qui ressemble beaucoup au projet qui 
jusqu'ici était celui du Front national." 
    "Pour le moment, ce qu'on observe chez Nicolas Sarkozy (...) 
c'est qu'il est prêt à aller très loin pour aller chercher les 
voix qui lui manquent aujourd'hui pour gagner cette compétition 
avec Alain Juppé."     
     
     CHRISTIAN PAUL, député de l'aile gauche du Parti socialiste 
(sur BFM TV) :  
    "Cette candidature n'est pas illégitime, c'est simplement 
une non surprise totale. On sait depuis 2012 que Nicolas Sarkozy 
vit dans l'obsession de l'élection présidentielle, dans un 
moment où il attend probablement sa revanche."  
    "Dans son livre, je ne vois pas une seule idée neuve, 
notamment sur l'économie, c'est une vision hyper classique, 
c'est un programme ultra-libéral." 
    "Ce que nous craignons, ce que craint une majorité des 
Français, c'est de retrouver en 2017 une sorte de répétition de 
2012." 
     
     HERVE MARITON, député Les Républicains et candidat à la 
primaire de droite (sur i-TELE) : 
    "C'est bien que les choses aujourd'hui soient dites avec 
plus de transparence. C'est plus honnête de dire clairement 
qu'il est candidat." 
    "Il l'est depuis des mois. On a vécu avec cette ambiguïté. 
Aujourd'hui, on en sort. L'important n'est pas là, l'important, 
c'est sur le fond. Je considère qu'il y a encore beaucoup 
d'ambiguïtés, beaucoup de demi-mesures dans les propositions de 
Nicolas Sarkozy." 
 
 (Service France, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • black_op il y a 4 mois

    Menteur invétéré "si je suis battu, je quitte la vie politique..."Economiquement sa politique fut une hérésie : + 600 milliards de dette, vente d'une partie de l'or de la France au plus bas quand toutes les banques centrales étaient acheteuses. Sa politique étrangère fut dramatique (Libye, suppression de 12 000 agents des forces de l'ordre...). Mouillé jusqu'au cou dans les affaires dont l'affaire Bygmalion qui a mis sur la paille l'UMP. Franchement faudra m'expliquer qui revotera pour lui