France-Rassemblement en hommage aux victimes de l'attentat de Nice

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    NICE, 7 août (Reuters) - Quelque 1.500 personnes se sont 
rassemblées dimanche à Nice pour rendre hommage aux 85 victimes 
de l'attentat du 14-Juillet dans une ambiance apaisée, tranchant 
avec les huées qui avaient marqué la minute de silence organisée 
quelques jours après l'attaque en présence de Manuel Valls.  
    "On a été choqués par les sifflets survenus lors de cette 
minute de silence [le 18 juillet-NDL], on aimerait un 
rassemblement citoyen, vous en ferez ce que vous voulez", a dit 
en préambule Jacques Agid, un particulier à l'origine de la 
manifestation lancée sur les réseaux sociaux.  
    Vêtus pour la plupart de blanc, les participants se sont 
recueillis pendant une petite heure autour du kiosque à musique 
au jardin Albert Ier, devenu, depuis la tuerie, un mémorial 
improvisé à quelques pas de l'endroit où Mohamed Lahouaiej 
Bouhlel a été abattu par les forces de l'ordre après avoir 
fauché au volant de son camion plusieurs dizaines de personnes.  
    Des chansons enregistrées puis des chants a capella ont 
précédé la Marseillaise entonnée en chœur par les participants 
parmi lesquels se trouvaient le président du conseil 
départemental Eric Ciotti et le maire de la ville Philippe 
Pradal.  
    Deux minutes de silence ont été observées dont une 
applaudie. 
    Nettoyant les fleurs fanées autour d'une grande photo d'un 
garçon prénommé Kylan et sa maman tués lors de l'attentat, 
Leila, 41 ans, explique "avoir eu peur avant de venir" ce 
dimanche.  
    "J'ai une boule au vente mais quelque part ça me fait du 
bien" ajoute celle qui a couru avec sa fillette de trois ans au 
moment des coups de feu devant le Palais de la Méditerranée le 
14 juillet.  
    Un premier rassemblement d'hommage, qui devait prendre la 
forme d'une marche blanche le 31 juillet dernier, avait été 
interdit par la préfecture pour des raisons de sécurité. 
    Les autorités ont finalement donné leur feu vert au 
rassemblement de dimanche en raison de son caractère statique et 
de son emplacement dans un périmètre fermé.  
    La question d'un hommage national aux victimes est toujours 
en suspens plus de trois semaines après l'attentat revendiqué 
par l'Etat islamique. 
    Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, 
Christian Estrosi, a indiqué vendredi avoir écrit à François 
Hollande pour savoir si un tel hommage allait être ou non 
finalement organisé.  
 
 (Matthias Galante, édité par Marine Pennetier) 
 
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