France-Rapprochement Etat-régions sur l'emploi et la formation

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    PARIS, 2 février (Reuters) - L'Etat et les régions ont 
rapproché leurs points de vue mardi sur leurs rôles respectifs 
concernant l'emploi, la formation et le développement 
économique, des domaines dans lesquels les régions veulent plus 
de pouvoirs. 
    Un document précisant ces nouvelles relations sera présenté 
dans deux à trois semaines, ont annoncé aux journalistes le 
Premier ministre, Manuel Valls, et le président de l'Association 
des régions de France, Philippe Richert. 
    "Nous devons mettre en oeuvre une nouvelle donne dans le 
partenariat entre l'Etat et les régions. L'Etat doit faire 
confiance aux régions", a dit le chef du gouvernement après un 
déjeuner des présidents de régions à l'Elysée faisant suite à 
une réunion à Matignon. 
    Philippe Richert (Les Républicains), président de la région 
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, a expliqué que "l'un des 
premiers engagements très nets qui a été annoncé (...) est de 
faire en sorte que les régions puissent être les pilotes de la 
mise en oeuvre de cette politique des 500.000 formations", 
référence aux 500.000 formations de demandeurs d'emploi 
supplémentaires annoncées par l'exécutif pour 2016. 
    Les régions pourront lancer des expérimentations dans les 
domaines de la formation, de l'apprentissage et de 
l'accompagnement des entreprises, a poursuivi Philippe Richert, 
expérimentations dont les conditions seront précisées à 
l'occasion de la publication du futur document. 
    Manuel Valls a ensuite déclaré lors de la séance des 
questions au gouvernement à l'Assemblée nationale que serait 
examiné "s'il faut aller plus loin dans le cadre d'une nouvelle 
législation qui permette aux régions d'assumer et d'assurer 
pleinement leurs responsabilités dans le domaine du 
développement économique, de la formation, de l'accompagnement 
des chômeurs et de l'apprentissage". 
    La ministre du Travail, Myriam El Khomri, recevra les 
présidents des régions et les partenaires sociaux le 18 février 
pour poursuivre les réflexions, avait ajouté Manuel Valls dans 
la cour de l'Elysée. 
    "On a eu une écoute attentive mais pas d'engagement 
définitif, c'est une première étape positive", a dit le 
président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Christian 
Estrosi (Les Républicains), aux journalistes. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, avec Emmanuel Jarry) 
 
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