France-Qualification terroriste rejetée dans l'affaire de Tarnac

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    PARIS, 10 janvier (Reuters) - La justice française a écarté 
définitivement mardi la qualification terroriste de l'affaire de 
Tarnac, l'enquête sur un groupuscule d'ultra-gauche accusé 
d'avoir saboté des lignes de la SNCF. 
    La cour de cassation n'a pas suivi le parquet général, qui 
voulait rétablir cette qualification à laquelle avaient renoncé 
les juges d'instruction et a rejeté son pourvoi, tout comme 
celui déposé par la compagnie ferroviaire, partie civile. 
    Les juges d'instruction chargés du dossier ont renvoyé huit 
personnes en procès, dont certaines pour "association de 
malfaiteurs", pour des dégradations sur des lignes TGV en 
novembre 2008. 
    Le parquet avait requis initialement le renvoi de trois des 
huit prévenus pour association de malfaiteurs en relation avec 
une entreprise terroriste. 
    Cette demande visait Julien Coupat, présenté comme 
"l'idéologue" et "animateur" du "groupuscule" d'ultra-gauche, sa 
compagne Yildune Lévy, et son ex-petite amie Gabrielle Hallez. 
    Pour le parquet, les faits commis à l'encontre du réseau 
ferré français "s'inscrivaient dans le cadre d'un plan concerté" 
par un "groupuscule à l'idéologie extrémiste dont quelques 
membres allaient basculer dans le terrorisme". 
    Les sabotages en question n'avaient fait aucun blessé. Mais 
"la finalité terroriste du groupuscule ne saurait être nuancée 
par l'absence de victimes humaines", estimait dans ses 
réquisitions le ministère public. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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