France-Projet d'accord sur le régime des intermittents

le
0
    PARIS, 28 avril (Reuters) - Patronat et syndicats de 
salariés du spectacle sont parvenus jeudi à un projet d'accord 
sur le régime d'assurance chômage des intermittents du secteur 
pour en réduire le déficit chronique. 
    Cet accord a été conclu juste avant la reprise des 
négociations sur l'Unedic   et devra être validé à 
l'échelon interprofessionnel par les organisations patronales et 
syndicales gestionnaires du régime général de l'assurance 
chômage des salariés du secteur privé. 
    Il prévoit notamment une hausse de 1% des cotisations 
patronales et une extension à 12 mois, contre 10 jusqu'ici, de 
la durée nécessaire pour valider les droits à indemnisation, en 
échange d'efforts pour les salariés du secteur. 
    "Nous allons annoncer notre signature probablement dans la 
matinée", a indiqué Denis Gravouil, secrétaire général de la 
CGT-Spectacle, sur ce projet conclu aux premières heures de la 
journée après dix heures de négociations. 
    Sur LCI, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez 
s'est félicité de l'issue des négociations menées sous la 
pression des intermittents, qui ont occupé ces derniers jours 
des lieux symboliques comme le théâtre de l'Odéon et la Comédie 
française à Paris ainsi que plusieurs salles en province. 
    "Quand les salariés se mobilisent, on peut obtenir des 
choses et c'est le message qu'il faut passer aujourd'hui à 
l'ensemble des salariés puisque c'est une nouvelle journée de 
mobilisation pour le retrait de la loi travail", a-t-il dit. 
    "Maintenant, il faut que le Medef valide le fruit de la 
discussion", a-t-il ajouté. 
     Medef, CGPME et Union professionnelle artisanale côté 
patronal, CFDT, CFTC et CFE-CGC côté syndical, s'étaient 
accordés le 24 mars au niveau interprofessionnel sur un document 
de cadrage de ces négociations, rejeté par la CGT et Force 
ouvrière (FO). 
    Il fixait à au moins 105 millions d'euros par an les 
économies à faire par le régime des intermittents si l'Etat 
accepte de mettre la main à la poche pour un complément de 80 
millions d'euros.  
    Le projet conclu dans la nuit ne respecte pas ce cadre avec 
des "économies à proprement parler d'environ 40 millions d'euros 
et 40 millions de cotisations employeur supplémentaires" 
auxquelles s'ajoutent les effets de la précédente convention, a 
précisé Denis Gravouil, qui prédit une "bataille d'experts" sur 
le montant réel de l'effort consenti. 
   Ces négociations gigognes se déroulent sur fond de tension 
sociale, alors que les syndicats contestataires, CGT et Force 
ouvrière en tête, et une vingtaine d'organisations de jeunesse, 
ont appelé à une nouvelle journée de manifestations et de grèves 
contre le projet de réforme du Code du travail, jeudi. 
 
 (Yann Le Guernigou et Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux