France-Procès en appel pour le recel de 271 oeuvres de Picasso

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    AIX-EN-PROVENCE, 31 octobre (Reuters) - Le procès des époux 
Le Guennec, soupçonnés d'avoir recélé 271 œuvres de Pablo 
Picasso entreposées sur une étagère au fond de leur garage 
durant près de 40 ans, s'est ouvert lundi devant la cour d'appel 
d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). 
    En première instance, le tribunal correctionnel de Grasse 
(Alpes-Maritimes) les a condamnés, le 20 mars 2015, à deux ans 
d'emprisonnement avec sursis et a ordonné la restitution des 
oeuvres à Claude Picasso, le fils du peintre, en sa qualité 
d'administrateur de la Fondation Picasso. 
    Les héritiers du maître espagnol ont certifié qu'il 
s'agissait d'oeuvres originales réalisées entre 1900 et 
1932, n'ayant jamais été divulguées, ni inventoriées au moment 
du décès de l'artiste en 1973.  
    Selon eux, Pablo Picasso avait pour habitude de dédicacer et 
de signer les oeuvres qu'il offrait, soulignant encore qu'il ne 
faisait jamais don d'une telle quantité d'oeuvres. 
    Ils estiment que le couple a obtenu ces pièces, évaluées à 
plusieurs dizaines de millions d'euros, de manière frauduleuse. 
    Pierre Le Guennec, 77 ans, a travaillé comme électricien de 
1970 à 1973 dans la villa du couple Picasso à Mougins, près de 
Cannes. Il dit avoir reçu un carton contenant les oeuvres au 
début des années 1970 des mains de Jacqueline Picasso, dernière 
femme de l'artiste. 
    Le couple a dit ne pas avoir touché le carton durant des 
décennies jusqu'en 2009-2010, lorsqu'ils ont décidé de contacter 
les héritiers de Picasso afin de faire authentifier 180 œuvres 
et un carnet contenant 91 dessins.  
    Poursuivis pour recel de biens provenant d'un vol, Pierre et 
Danielle Le Guennec risquent jusqu'à cinq ans de prison et 
375.000 euros d'amende.  
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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