France-Procès d'une filière d'admission d'étudiants chinois

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    MARSEILLE, 18 janvier (Reuters) - Le procès de l'ancien 
président de l'université Sud-Toulon-Var et de cinq complices 
pour des faits présumés de corruption en échange de l'admission 
d'étudiants chinois à l'Institut d'Administration des 
Entreprises (IAE) de Toulon a débuté lundi. 
    La justice soupçonne Laroussi Oueslati et ses co-prévenus 
d'avoir facilité, entre 2007 et 2009, l'admission de ces 
étudiants chinois qui parlaient à peine le français en échange 
de sommes pouvant atteindre 2.700 euros par dossier. 
    Laroussi Oueslati est notamment poursuivi pour corruption 
passive, des faits passibles de dix années d'emprisonnement et 
de 150.000 euros d'amende.  
    Il a effectué plus de sept mois de détention provisoire et 
est jugé aux côtés d'un fonctionnaire de l'université et de 
quatre anciens étudiants chinois. Deux autres, qui ont fui en 
Chine quand l'affaire a éclaté, font l'objet d'un mandat 
d'arrêt.  
    Dans son ordonnance de renvoi devant le tribunal 
correctionnel, que Reuters a pu consulter, le juge d'instruction 
estime que Laroussi Oueslati a profité de sa fonction pour 
accorder indûment des autorisations d'inscription. 
    Le magistrat fait état de témoignages selon lesquels les 
candidats chinois avaient "manifestement un niveau de français 
insuffisant pour suivre des études supérieures", des étudiants 
"inscrits en dehors de toute voie habituelle et dans des 
conditions troublantes" selon une cadre de l'IAE. 
    Les candidatures étaient soumises à une "commission 
centralisée de validation des études supérieures", créée par 
Laroussi Oueslati. Cette commission, qui aurait avalisé plus de 
300 dossiers pour la seule année 2008, ne s'est jamais réunie.  
    Les membres désignés, enseignants et chercheurs, ont 
confirmé l'absence de délibération collective et indiqué aux 
enquêteurs qu'ils n'avaient que rarement consulté les dossiers 
des candidats, au demeurant "incomplets". 
    Les débats sont programmés jusqu'à vendredi. 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse) 
 
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