France-Première mobilisation dans la rue contre la loi Travail

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    * Les organisations de jeunesse en première ligne 
    * Pas moins de trois cortèges prévus à Paris 
    * Des manifestations partout en France 
 
    PARIS, 8 mars (Reuters) - De multiples manifestations sont 
prévues mercredi partout en France à l'appel de syndicats, 
d'organisations de jeunesse et de groupes citoyens pour exiger 
le retrait du projet de réforme du Code du travail, 
parallèlement à une grève des cheminots.  
    Les organisateurs présentent cette mobilisation comme une 
mise en jambes avant la grande journée de grèves et de 
manifestations d'ores et déjà prévue le 31 mars.  
    "C'est un tour de chauffe pour montrer au gouvernement que 
le report du projet de suffit pas et qu'on veut le retrait de 
cette loi", a dit à Reuters Pauline Collet, du syndicat étudiant 
Unef, qui s'attend à une mobilisation variable selon les villes. 
    Cette journée intervient le jour où le projet de réforme 
devait initialement être présenté en Conseil des ministres, 
avant que le gouvernement ne le reporte au 24 mars pour négocier 
à la fois avec les syndicats et sa majorité, très récalcitrante. 
    Le Parti socialiste a réclamé lundi soir des "améliorations" 
au texte, au terme de débats "très vifs", selon des 
participants.     
    La mobilisation de la jeunesse est suivie attentivement par 
le gouvernement, qui n'a pas oublié la mobilisation organisée il 
y a dix ans contre le Contrat première embauche (CPE) qui avait 
contraint le gouvernement Villepin à retirer son projet. 
    A Paris, la préfecture de police prévoit "un dispositif 
adapté" à une mobilisation comprenant plusieurs cortèges, sans 
vouloir en livrer le détail. 
    Un premier cortège se réunira en fin de matinée devant le 
siège du Medef pour rejoindre le ministère du Travail, rue de 
Grenelle, à l'appel d'une intersyndicale (CGT, FO, Solidaires) 
et d'une vingtaine d'organisations de jeunesse de gauche. 
     
    NOUVEAU MOUVEMENT ANTI-CPE ?  
    Les manifestants sont ensuite invités à se joindre à une 
mobilisation citoyenne lancée sur Facebook et soutenue par 
certains syndicats de jeunes. Le rendez-vous est donné à 14 
heures, place de la République.  
    Enfin, une troisième action a été lancée sur le réseau 
social avec comme point de rencontre la place de la Nation, à 11 
heures. Elle invite les participants à "bloquer les usines, 
routes, lycées, et facultés pour bloquer l'économie". 
    D'autres manifestations sont organisées partout en France, 
comme à Marseille, Lyon, Toulouse, Montpellier ou Nice.  
    Plus de 250 rassemblements ou actions diverses sont 
répertoriées sur le site de l'appel Facebook. 
    Les mouvements de jeunes rêvent d'un nouveau mouvement 
anti-CPE, l'Unef estimant que la réforme du Code du travail 
portée par le gouvernement ressemble "trait pour trait à ce que 
faisait Dominique de Villepin il y a 10 ans". 
    "La modernité ce n'est pas toujours plus de précarité (...) 
Le message envoyé en 2006, c'est de demander à être respecté 
dans l'entreprise", a déclaré son président, William Martinet. 
    Des leaders étudiants voient dans les dernières déclarations 
du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, ou de la ministre du 
Travail Myriam El Khomri, affirmant que le projet est bon pour 
la jeunesse une forme de "mépris".  
    La pétition contre la loi Travail lancée par la militante 
Caroline De Haas sur le site Change a atteint mardi matin 
1.192.250 signataires. 
    Les cheminots, qui contestent eux aussi le projet de loi, 
seront également en grève mercredi pour défendre leurs 
conditions de travail et le trafic sera fortement perturbé.  
    Les quatre syndicats, qui n'avaient pas appelé à une action 
commune depuis 2013, demandent de nouvelles embauches ainsi 
qu'une hausse des salaires. 
    La RATP, où le conflit est essentiellement d'ordre salarial, 
prévoit pour sa part un trafic à la normale sur les lignes de 
métro et un train sur deux sur le RER B.         
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7163258 il y a 9 mois

    Comme d'habitude les syndicalistes envoient les jeunes syndicalistes étudiants faire leurs armes en prenant d'assaut les AG afin d'envoyer le plus de jeunes dans la rue et de bloquer le plus d'universités et de lycées possibles, c'est d'un grand classique. Incroyable les nantis les néo réactionnaires de syndicalistes afin de préserver leur privilèges en faisant porter l'ardoise sur les jeunes, les envoient manifester pour eux...