France-Premier cas de virus Zika transmis par voie sexuelle

le , mis à jour à 19:05
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 (Au §8, bien lire que le virus est soupçonné de provoquer des 
malformations foetales, le lien n'étant pas établi) 
    * Un premier cas bénin après un retour du Brésil 
    * Marisol Touraine en tournée aux Antilles 
    * Plus de 9.000 cas cette année en Antilles-Guyane 
 
    PARIS, 27 février (Reuters) - Un premier cas de transmission 
du Zika par voie sexuelle a été détecté en France chez une femme 
dont le compagnon revenait du Brésil, pays le plus touché par le 
virus, a-t-on appris samedi. 
    "C'est un premier cas autochtone de transmission confirmé. 
La patiente va bien comme d'ailleurs le patient qui avait 
attrapé le Zika", a déclaré sur BFM TV François Bourdillon, le 
président de l'Institut de veille sanitaire (IVS). 
    "On a un système de surveillance qui nous permet de détecter 
très vite les cas importés et autochtones (...) Là,  c'était 
facile (à détecter), c'était une femme qui n'avait jamais 
voyagé, son compagnon venait du Brésil", a-t-il ajouté. 
    Marie-Claire Paty, coordinatrice de la surveillance des 
maladies à transmission vectorielles à l'IVS, a précisé à 
Reuters que la patiente souffrait de la forme classique du Zika, 
"une forme totalement bénigne avec une éruption cutanée et pas 
de motif d'hospitalisation". 
    La contamination est intervenue "récemment après le retour" 
de son compagnon du Brésil, "dans un délai cohérent avec ce 
qu'on dit de l'incubation de cette maladie, entre trois et douze 
jours", a-t-elle dit à Reuters. 
    Comme la dengue et le chikungunya, le Zika est transmis par 
les moustiques du genre Aedes, qui sévit principalement dans la 
zone intertropicale. Il se répand actuellement en Amérique 
latine, où l'Organisation mondiale de la Santé redoute qu'il ne 
touche à terme trois à quatre millions de personnes. 
  
    Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, 
maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées.  
    Il n'existe ni traitement curatif ni vaccin et 80% des 
porteurs du virus ne présentent aucun symptôme, ce qui pourrait 
avoir des conséquences dramatiques pour les femmes enceintes, 
dans la mesure où il est soupçonné de provoquer des 
malformations foetales. 
    Un premier cas de transmission par voie sexuelle avait été 
recensé aux Etats-Unis en 2008 et les autorités sanitaires 
américaines ont annoncé cette semaine qu'elles enquêtaient sur 
14 nouveaux cas potentiels. 
     
    "LES MOYENS SONT LÀ", A DIT MARISOL TOURAINE EN MARTINIQUE 
    "On avait la notion de cette possibilité après l'isolement 
du virus dans le sperme" après l'épidémie survenue en Polynésie 
en 2013-2014, "ça semble se confirmer à l'occasion de l'épidémie 
importante actuelle", a encore déclaré Marie-Claire Paty. 
    Même si la proportion de cas de transmission par voie 
sexuelle est "probablement négligeable", le Haut conseil de la 
santé publique a recommandé récemment que les femmes enceintes 
dont le compagnon a séjourné dans une zone contaminée aient des 
rapports protégés pendant toute la durée de leur grossesse et, 
hors grossesse, pendant au moins un mois après leur retour. 
    L'annonce de ce premier cas en France est intervenue alors 
que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, est en tournée 
aux Antilles et en Guyane pour faire le point de la situation et 
des moyens déployés contre l'épidémie. 
    "Les moyens sont là. Je suis venue pour marquer la 
reconnaissance du travail réalisé par l'hôpital, montrer mon 
soutien aux équipes engagées", a-t-elle déclaré vendredi à 
Fort-de-France (Martinique), en assurant qu'elle était venue 
"pour alerter et non pas alarmer". 
    Marisol Touraine a fait l'objet de vives critiques pour 
avoir conseillé fin janvier aux femmes enceintes de France 
métropolitaine de reporter leurs projets de voyage aux 
Antilles-Guyane françaises, alors que la plupart des pays 
d'Amérique latine et des Antilles sont touchés. 
    Selon le dernier point hebdomadaire de la cellule 
interrégionale d'épidémiologie Antilles-Guyane (Cire), il y a eu 
plus de 9.000 cas évocateurs de Zika, dont 7.600 en Martinique, 
depuis le début de l'année 2016.  
    "La Martinique et la Guyane sont en phase épidémique, alors 
que la Guadeloupe et encore en phase pré-épidémique", a indiqué 
la ministre. 
 
 (Yann Le Guernigou, avec Cécile Everard à Fort-de-France, édité 
par Marc Angrand) 
 
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  • delapor4 le samedi 27 fév 2016 à 20:50

    Toute cette affaire de microcéphalie due au virus zika est un mensonge : http://arretsurinfo.ch/le-virus-zika-est-inoffensif-a-qui-donc-la-panique-mediatique-profite-t-elle/