France-Pour Sarkozy, "aujourd'hui, c'est fini", estime Debré

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    PARIS, 14 avril (Reuters) - Nicolas Sarkozy devrait prendre 
acte "que pour lui, c'est fini", déclare jeudi le chiraquien 
Jean-Louis Debré, qui dresse un portrait féroce de l'ancien 
président dans un ouvrage à paraître prochainement après neuf 
années d'une stricte réserve à la tête du Conseil 
constitutionnel. 
    Remplacé en mars à la présidence des "Sages" par Laurent 
Fabius, Jean-Louis Debré, nommé depuis président du Conseil 
supérieur des archives, a consigné par écrit durant son mandat 
les grandeurs et petitesses de la vie politique française dont 
il se dit aujourd'hui déçu et détaché. 
    "Quand on veut être président de la République, on doit 
avoir le sens de l'Etat. Et Nicolas Sarkozy ne l'a pas", 
déclare-t-il dans une interview au Point qui publie jeudi des 
extraits de "Ce que je ne pouvais pas dire", à paraître le 21 
avril. 
    En 2008, le Conseil constitutionnel censure partiellement la 
loi sur la rétention de sûreté voulue par Nicolas Sarkozy. Ce 
dernier confie alors une mission au premier président de la Cour 
de cassation pour "trouver un moyen de contourner notre 
jurisprudence", écrit Jean-Louis Debré. 
    "Rien ne m'étonne plus de Sarkozy. Il n'a aucun sens de 
l'Etat. C'est un chef de clan auquel il est interdit de 
résister, surtout au nom du droit", souligne-t-il. 
    Quant à la réforme constitutionnelle de 2008, "Sarkozy était 
prêt à tout casser, par caprice, parce qu'il avait envie de 
s'exprimer devant le Congrès", ajoute l'ancien président du 
Conseil Constitutionnel. 
    "Nicolas Sarkozy nous joue l'éternel revenant qui 
s'accroche. Il devrait prendre acte que pour lui, aujourd'hui, 
c'est fini", tranche Jean-Louis Debré dans l'interview. 
    Ce proche de Jacques Chirac, dont l'inimitié envers Nicolas 
Sarkozy remonte à la campagne présidentielle de 1995, juge dans 
ce même entretien qu'"à droite, la crise est pathétique". 
    "Les candidats à la primaire proposent tous la même chose et 
ne cessent de se dénigrer entre eux. Qu'est-ce qu'un grand parti 
quand il génère quatorze ou quinze candidats? En face, au PS, 
ils prennent un malin plaisir à se combattre entre eux", dit-il. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • mlaure13 il y a 8 mois

    Exactly...Monsieur Jean-Louis Debré...Exactly...en 2012, n'importe qui à droite aurait été Président, et elle a laissé le pire des leurs à se représenter... maintenant que le mal a été fait,il est bien tard pour philosopher, et les pires sont encore devant nous...:-(((

  • M4947935 il y a 8 mois

    Bizarre que pour jean-Louis Debré ce ne soit également pas fini...