France-Point d'indice et garantie jeunes financés sans fiscalité

le
0
 (Actualisé avec Sapin) 
    PARIS, 16 mars (Reuters) - La hausse du point d'indice des 
fonctionnaires et l'extension de la garantie jeunes seront 
financées sans fiscalité supplémentaire et ne remettront pas en 
cause la trajectoire des finances publiques de la France, a 
assuré mercredi le gouvernement. 
    Lors du compte rendu du conseil des ministres, son 
porte-parole Stéphane Le Foll a précisé que l'extension de la 
garantie jeunes à 100.000 à 150.000 personnes coûterait entre 
600 et 650 millions d'euros. 
    La hausse annoncée du traitement des fonctionnaires, dont on 
connaîtra l'ampleur jeudi, pèsera aussi sur les finances 
publiques, une augmentation de 1% du point d'indice représentant 
un coût de 1,75 milliard d'euros. 
    "Tout cela est financé sur les recettes qui sont liées aux 
impôts, directs ou indirects, et aux économies sur les dépenses" 
et pas par des prélèvements supplémentaires, a dit Stéphane Le 
Foll, en ajoutant que l'engagement de réduction du déficit 
budgétaire serait tenu. 
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé mardi que 
l'objectif était que 100.000 personnes bénéficient de la 
garantie jeunes cette année et le double l'an prochain. 
    Le gouvernement a déjà engagé d'autres dépenses depuis le 
début de l'année avec son plan sur l'emploi et de nouvelles 
aides aux éleveurs.  
    Le ministre des Finances, Michel Sapin, a estimé que 
l'ensemble était compatible avec la trajectoire des finances 
publiques de la France, qui prévoit un déficit public ramené à 
3,3% de la richesse nationale cette année après 3,8% en 2015, 
puis à 2,7% l'an prochain. 
    Avec des déficits du budget de l'Etat et de la Sécurité 
sociale inférieurs aux attentes    , le 
chiffre 2015, qui sera connu le 25 mars, "sera meilleur que 
prévu", a-t-il dit lors d'un point de presse. 
    "Et pour 2016, le déficit que nous avons prévu sera atteint, 
toutes les mesures nécessaires pour l'atteindre seront prises, 
et l'objectif 2017 sera lui aussi atteint", a indiqué le 
ministre. 
    "Nous faisons mieux et nous avons la possibilité, sans 
renoncer à nos objectifs de déficit public, de financer un 
certain nombre de dépenses nouvelles", a-t-il poursuivi. 
    "C'est parce que nous maîtrisons bien, que nous pouvons 
faire face à des urgences ou prendre des mesures qui paraissent 
être des mesures de justice nécessaires".   
 
 (Jean-Baptiste Vey et Yann Le Guernigou, édité par Yves 
Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux