France-Plusieurs gardes à vue après les incidents de Sisco

le , mis à jour à 23:53
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 (Avec développements sur les gardes à vue, §§2 et 3) 
    AJACCIO, 17 août (Reuters) - Cinq personnes ont été placées 
en garde à vue mercredi, quatre jours après une violente rixe 
qui a éclaté sur la plage de Sisco, en Haute-Corse, entre des 
riverains et une famille d'origine maghrébine, a annoncé le 
procureur de Bastia. 
    Parmi les suspects figurent trois membres de cette famille 
résidant dans la banlieue de Bastia ainsi que deux hommes 
originaires de Sisco dont la garde à vue a été levée dans la 
soirée, a-t-on précisé de source judiciaire. 
    Ces cinq personnes devraient être présentées jeudi à un 
magistrat, ajoute-t-on de même source. 
    "Il est établi comme évidence qu'à l'origine des incidents 
se trouvent les membres de la famille maghrébine qui ont 
manifesté une volonté de privatiser la plage et ont provoqué des 
incidents avec des personnes présentes, sous la forme 
d'insultes, de menaces et de jets de pierres", a déclaré le 
procureur, Nicolas Bessone, lors d'une conférénce de presse. 
    "Une seconde scène a vu l'arrivée des gens de Sisco en 
soutien au père et au fils qui étaient agressés. L'arrivée 
rapide des gendarmes a permis de mettre fin aux violences. 
    "Les faits sont contestés et les versions des personnes 
originaires de la banlieue de Bastia et des habitants de Sisco 
sont diamétralement opposées", a poursuivi le procureur. 
    Les incidents de samedi soir ont fait cinq blessés et 
provoqué l'incendie de trois véhicules. 
    Mercredi, plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles 
le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, se 
sont rassemblées dans le centre de Borgo, un peu plus au sud, 
pour exprimer leur soutien au père et au fils originaires de 
Sisco qui ont été placés en garde à vue.       
    Bien que la présence de femmes en burkini sur une plage de 
Sisco soit contestée, des maires, dont celui de la commune 
corse, ont pris des arrêtés anti-burkini. 
    Après Cannes, le maire de Villeneuve-Loubet, autre commune 
des Alpes-Maritimes, a interdit le port de cette tenue de bain 
couvrant le corps, et ceux de plusieurs autres communes du 
Sud-Est et du Nord ont annoncé leur intention d'en faire autant. 
    A Cannes, depuis l'entrée en vigueur de l'arrêté 
anti-burkini le 28 juillet, dix femmes ont été contrôlées, a 
indiqué une porte-parole de la mairie. 
    La plupart ont fait le choix de quitter la plage 
d'elles-même, mais trois autres, qui ont refusé de retirer leur 
burkini, ont dû s'acquitter d'une amende de 38 euros. 
    Après avoir été débouté par le tribunal administratif de 
Nice, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) a fait 
appel devant le Conseil d'Etat contre l'arrêté de Cannes, qu'il 
juge illégal et discriminatoire.    
 
 (Service France, avec Gérard Bon, édité par Simon Carraud) 
 
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  • nayara10 il y a 5 mois

    Pour Mai 2017 ,cela sera Guardaqui...