France-Petit rebond du chômage au pire moment pour Hollande

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 (Actualisé avec contexte, ministre et analyste) 
    PARIS, 17 novembre(Reuters) - Le petit rebond du taux de 
chômage au troisième trimestre en France est une mauvaise 
nouvelle supplémentaire pour un François Hollande, à quelques 
semaines de l'annonce de sa décision sur son éventuelle 
candidature à l'élection présidentielle de 2017. 
    Le gouvernement et l'entourage du président - qui a fait de 
la baisse du chômage une condition pour se présenter - 
comptaient sur la poursuite du recul de ce taux pour éclipser 
les chiffres très volatils des demandeurs d'emploi qui alternent 
hausse et baisse chaque mois. 
    La dernière publication avant l'annonce par François 
Hollande de sa décision début décembre interviendra jeudi 
prochain, avec les chiffres des inscrits à Pôle emploi à fin 
octobre. 
    Selon les données publiées jeudi par l'Insee, le taux 
de chômage calculé selon les normes du Bureau international du 
travail (BIT) a progressé de 0,1 point en France métropolitaine 
pour s'établir à 9,7%. Il a également augmenté de 0,1 point en 
incluant les départements d'Outre-mer, à 10,0%, en hausse pour 
la première fois depuis le troisième trimestre 2015. 
    Cette hausse corrige la forte baisse (-0,3 point) intervenue 
au deuxième trimestre et contraste avec l'annonce, faite la 
semaine passée par l'Insee, de la création nette de 52.200 
postes dans le privé au troisième trimestre  .   
    Dans sa note de conjoncture d'octobre, l'institut prévoyait 
une stabilisation au troisième trimestre, à 9,6% en France 
métropolitaine et 9,9% avec les départements d'Outre-mer. 
    Selon la ministre du Travail Myriam El Khomri, "malgré cette 
légère hausse trimestrielle des chiffres du chômage de l'Insee, 
les bons résultats que nous enregistrons en matière de créations 
nettes d'emploi se traduisent par une baisse notable du chômage 
sur un an, la plus forte depuis huit ans".  
    Le chômage a ainsi baissé de 10,5% à 10,0% de la population 
active entre le troisième trimestre 2015 et le troisième 
trimestre de cette année et de 10,1% à 9,7% pour la seule France 
métropolitaine. 
         
    TABLEAU CONTRASTÉ 
    La hausse globale du troisième trimestre s'accompagne d'un 
recul du taux de sous-emploi, du taux d'emploi partiel et du 
halo autour du chômage, relève sur Twitter Denis Ferrand, le 
directeur général de l'institut économique COE-Rexecode.  
    Selon les données publiées par l'Insee à l'échelle de la 
France métropolitaine, la proportion de personnes se trouvant en 
situation de sous-emploi - principalement des personnes à temps 
partiel qui souhaiteraient travailler davantage - a diminué de 
0,4 point par rapport au trimestre précédent pour s'établir à 
6,3%.  
    Le taux d'emploi à temps partiel reflue également de 0,1 
point - à la fois sur un trimestre et sur un an - à 11,7%, 
tandis que le taux d'emploi à temps complet a augmenté de 0,2 
point sur le trimestre et de 0,4 point sur un an, à 53,0%.   
    L'Insee a par ailleurs recensé 1,5 million de personnes 
souhaitant un emploi sans être considérées comme des chômeurs 
par le BIT parce qu'elles ne sont pas disponibles dans 
l'immédiat ou qu'elles ne cherchent pas activement. 
    Cette population, qualifiée de "halo du chômage", a diminué 
de 26.000 personnes par rapport au deuxième trimestre et de 
70.000 sur un an. 
     Le taux de chômage de longue durée, qui recouvre les 
personnes déclarant rechercher un emploi depuis au moins un an, 
reste en revanche stable à la fois sur le trimestre et sur un 
an, à 4,3% de la population active en France métropolitaine.  
    Ce taux oscille entre 4,2% et 4,3% depuis début 2014, à des 
plus hauts depuis le début de cette série statistique en 2003. 
    La progression du troisième trimestre a principalement pesé 
sur les jeunes, dont le taux de chômage a augmenté de 1,2 point 
pour s'établir à 25,1% en France métropolitaine, au plus haut 
depuis la fin 2012. 
    Les seniors n'ont pas été épargnés, avec une hausse de 0,5 
point par rapport au deuxième trimestre, à 7,0%.  
    Seuls les 25-49 ans ont vu leur taux de chômage reculer de 
0,2 point, à 8,7%. Cette diminution globale est alimentée par 
une baisse de 0,7 point chez les hommes de cette tranche d'âge, 
tandis que pour les femmes, une progression de 0,2 point a été 
enregistrée.      
    En se fondant sur les critères du BIT, ce qui permet les 
comparaisons internationales, le nombre de chômeurs s'élevait à 
2,805 millions en France métropolitaine en moyenne au troisième 
trimestre, soit 31.000 personnes de plus par rapport au deuxième 
trimestre. 
    A titre de comparaison, le nombre de demandeurs d'emploi 
sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi 
atteignait 3.490.500 fin septembre.   
     
    Statistiques détaillées sur le site de l'Insee :  
    http://bit.ly/2fxv0a6 
    
    Les indicateurs français en temps réel        ECONFR  
 Les indicateurs de la zone euro en temps réel    ECONEZ  
     Le point sur la conjoncture française        ECO/FR  
  
 (Myriam Rivet et Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le 
Guernigou) 
 
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  • janaliz il y a 2 mois

    Cela fait bientôt 5 ans que nous citoyens éreintés d'impôts vivons tous les jours les pires moments. Alors les avatars du pitre nous laissent de marbre, voire nous réjouissent. Mais je n'oublie pas ceux qui pâtissent des errements de ce sinistre individu.