France-Perquisitions dans l'ultra-droite, trois interpellations

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 (Actualisé avec gardes à vue) 
    BORDEAUX, 20 janvier (Reuters) - La gendarmerie a interpellé 
mardi trois personnes et saisi une trentaine d'armes et plus de 
200 kilos de munitions lors de perquisitions administratives 
"dans la mouvance de l'ultra-droite" en Gironde, a-t-on appris 
de sources proches de l'enquête. 
    Un père et son fils, condamné en 2014 à trois ans de prison 
dont 18 mois fermes pour avoir lancé un cocktail molotov sur la 
mosquée de Libourne en 2012, ont été placés en garde à vue, 
précise-t-on de source proche du dossier. 
    Le jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années, devait être 
présenté dans l'après-midi au parquet de Libourne. "La mesure de 
garde à vue concernant le père a depuis été levée, le temps de 
procéder à une expertise psychiatrique", dit-on de même source. 
    Une troisième personne a été placée en garde à vue, selon 
une autre source proche de l'enquête. 
    Les trois personnes ont été signalées par la Direction 
générale de la sécurité intérieure (DGSI). 
    Une trentaine d'armes à feu (armes de poing, revolvers, 
armes de chasse, armes de collection) ont été saisies au 
domicile du père, à Belin-Béliet, de même que 200 kilos de 
"munitions de tous types" et du matériel pour en fabriquer. 
    Aux deux domiciles du fils, à Libourne, six armes longues 
(fusils ou carabines) et 300 munitions ont été saisies. Une 
troisième perquisition s'est déroulée à Pessac. 
    Dans le cadre de l'état d'urgence, prévu théoriquement pour 
durer jusqu'au 26 février, plus de 3.000 perquisitions ont été 
conduites à ce jour, précise le ministre de l'Intérieur mercredi 
dans La Croix. 
    Ces opérations "ont permis la saisie de 500 armes, dont 50 
armes de guerre. Nous avons procédé à 400 interpellations, qui 
ont débouché sur 52 incarcérations", précise Bernard Cazeneuve. 
    "On nous a parfois reproché de nous attaquer à des auteurs 
de délits de droit commun plutôt qu'aux terroristes. Mais la 
porosité entre une certaine forme de délinquance, les trafics, 
et le terrorisme est désormais établie, et l'état d'urgence a 
permis de lever ou de confirmer les doutes sur la nature de 
l'activité de certains réseaux", explique-t-il. 
 
 (Claude Canellas avec Service France, édité par Sophie Louet) 
 
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