France-Perquisition au siège du Front national

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    PARIS, 17 février (Reuters) - Une perquisition a eu lieu 
mercredi au siège du Front national à Nanterre (Hauts-de-Seine) 
dans le cadre de l'enquête sur les assistants parlementaires des 
députés européens du parti, a-t-on appris de source judiciaire. 
    Dans un communiqué, le Front National dénonce "la pitoyable 
affaire dite des assistants parlementaires, lancée à la veille 
des élections départementales par le socialiste allemand Martin 
Schulz (le président du Parlement européen-NDLR) en 2015" et 
juge qu'elle n'a pas de "bases légales". 
    Il dit "s'étonner du choix de cette procédure, dirigée par 
le procureur de la République hors la nomination d'un juge 
d'instruction, donc aux ordres du ministre de la Justice, alors 
que l'enquête préliminaire a été ouverte il y a près d'un an". 
    Les soupçons portent sur des salaires versés à 20 assistants 
apparaissant dans l'organigramme du FN, laissant supposer qu'ils 
sont affectés à d'autres tâches que leurs seules fonctions 
parlementaires. 
    Si les faits étaient avérés, la justice pourrait considérer 
qu'il s'agit d'un financement illégal de parti politique. 
    Mardi, les bureaux de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud 
(Hauts-de-Seine) avaient déjà été perquisitionnés dans cette 
même affaire, en présence du président d'honneur du Front 
national. 
    La perquisition avait été ordonnée par le parquet de Paris 
qui a reçu des éléments de l'Office européen de lutte antifraude 
(Olaf)", lui-même saisi par le Parlement européen, avait 
expliqué son avocat, Me Frédéric Joaquim. 
    "Je suis la cible d'une persécution délibérée de la part du 
pouvoir et maintenant du Parlement européen", a déclaré 
Jean-Marie Le Pen. 
    En novembre dernier, les enquêteurs avaient déjà 
perquisitionné ses bureaux à Saint-Cloud dans une enquête 
portant notamment sur des faits supposés de blanchiment de 
fraude fiscale. Ils avaient également perquisitionné 
l'ex-domicile du fondateur du FN à Rueil-Malmaison, son domicile 
actuel à la Celle-Saint-Cloud ainsi que le domicile de son 
assistant personnel Gérald Gérin. 
    Cette enquête visant le cofondateur du FN, en rupture de ban 
avec son parti, avait été ouverte en juin par le parquet 
national financier (PNF). 
    Elle porte sur des faits présumés de blanchiment de fraude 
fiscale et d'omission de déclaration de patrimoine à laquelle 
sont astreints les parlementaires. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • jmidy il y a 10 mois

    Ce n'est pas parce qu’une ineptie est ressassée en boucle qu'elle devient pertinente. Votre opinion n'engage que vous frk.

  • frk987 il y a 10 mois

    Lorsque je n'arrête pas de dire que le FN est une SARL commerciale sans aucune idée économique à part la gestion de leurs propres fonds et que la censure socialiste de Boursorama passe derrière...on croit rêver.

  • frk987 il y a 10 mois

    Est-ce vraiment le moment à 14 mois des présidentielles de faire ce genre de révélations que tout le monde connaît depuis....au moins 2012. Vous voulez des martyrs, PS idiot, vous allez en avoir et comme un boomerang ça va vous revenir dans la figure.