France-Perquisition à la Société générale après les "Panama papers"

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    PARIS, 10 avril (Reuters) - Le siège de la Société générale 
a été perquisitionné mardi dernier à Paris dans le cadre de 
l'enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier 
pour "blanchiment de fraudes fiscales aggravées" à la suite des 
révélations dites des "Panama papers", a confirmé dimanche un 
porte-parole de la banque. 
    Le porte-parole n'a pas donné plus de précisions sur les 
faits révélés par Le Journal du Dimanche. Joint par Reuters, le 
PNF n'était pas disponible dans l'immédiat. 
    Selon le JDD, des enquêteurs de l'Office central de lutte 
contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) "ont 
figé des éléments de preuve" lors de leur perquisition. 
    La mise au jour par des journaux internationaux, dont le 
Monde en France, de quelque 11,5 millions de fichiers du cabinet 
panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de 
sociétés offshore, fait apparaître qu'il a créé 979 sociétés de 
ce type entre 1977 et 2015 dans des paradis fiscaux pour le 
compte de la Société générale. Au total, 68 seraient encore 
actives. 
    La banque a dénoncé en début de semaine des "amalgames 
scandaleux" et précisé dans un communiqué que "le nombre de 
structures actives créées par l'intermédiaire du cabinet Mossack 
Fonseca" pour ses clients était "de l'ordre de quelques 
dizaines", avec une gestion totalement "transparente". 
 
 (Sophie Louet avec Laurence Frost) 
 

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