France-Percée sans précédent du FN, en tête dans six régions

le , mis à jour à 21:10
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    * Nouveau record national pour le parti de Marine Le Pen 
    * La droite et la gauche surclassées dans plusieurs régions 
    * Marine Le Pen salue "un résultat magnifique" 
    * Ni retrait, ni fusion des listes pour Sarkozy 
    * Le casse-tête du second tour commence 
 
    PARIS, 6 décembre (Reuters) - Le Front national se classe 
dimanche largement en tête du premier tour des élections 
régionales avec quelque 30% des suffrages en France 
métropolitaine, devant la droite alliée aux centristes, 
reléguant la gauche loin derrière. 
    Le FN est premier dans six régions métropolitaines, les 
Républicains et leurs alliés centristes dans quatre, et le Parti 
socialiste et ses alliés dans deux, selon des estimations 
Ifop-Fiducial et Ipsos-Sopra-Steria.   
    En Île-de-France, la liste de droite conduite par Valérie 
Pécresse totalise 31% des suffrages, selon les estimations TNS 
Sofres, devant le PS emmené par Claude Bartolone, qui obtient 
25%. En troisième position, la liste FN de Wallerand de 
Saint-Just est créditée de 18,5%. 
    En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la présidente du FN, Marine 
Le Pen, réalise le score sans précédent de 43%, selon 
Ifop-Fiducial, devant les listes de la droite et du centre 
emmenées par Xavier Bertrand (24%) et les listes du PS (18%). 
    En Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen, 
surclasse elle aussi ses adversaires avec 41,7%, selon 
Ifop-Fiducial. Les listes de droite conduites par Christian 
Estrosi ne recueilleraient que 24,5%, les listes PS 18,1%. 
    Le FN est aussi en tête en Alsace-Lorraine-Champagne 
Ardenne, Centre-Val-de-Loire, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées 
et Bourgogne-Franche-Comté.  
    La participation s'est inscrite en forte hausse par rapport 
au premier tour du précédent scrutin de 2010, qui avait été 
marqué par un taux d'abstention record de 53,63%. 
     
    NI FUSION NI RETRAIT, PRÉVIENT SARKOZY 
    Au total, 49,5% des 44,6 millions d'électeurs se sont 
déplacés aux urnes, selon des estimations Ifop, une mobilisation 
qui a profité principalement au parti de Marine Le Pen, alors 
que l'exécutif socialiste escomptait un "sursaut citoyen" trois 
semaines après les attentats de Paris. 
    Le FN bat de nouveau son record en termes de score national 
après les 25,25% (5,1 millions de suffrages) obtenus au premier 
tour des départementales de mars dernier. 
    Les résultats de dimanche soir confirment l'ancrage local du 
parti lepéniste, qui s'est donné pour priorité de conforter son 
maillage territorial pour aborder en position de force 
l'élection présidentielle de 2017. 
    A gauche comme à droite, les états-majors se retrouvent 
confrontés à l'impossible équation du second tour, miné par les 
triangulaires avec l'extrême droite. 
    Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a réitéré 
son refus de tous retrait ou fusion des listes LR-UDI-MoDem pour 
faire barrage au FN. 
    A gauche, sans attendre les consignes de la direction 
nationale, les chefs de file socialistes Pierre de Saintignon, 
dans le Nord, et Christophe Castaner, en PACA, tous deux 
troisièmes, ont laissé entendre qu'ils ne se retireraient pas et 
ont appelé au rassemblement "républicain", un message à Europe 
Ecologie-Les Verts et au Front de gauche, partis en cavalier 
seul dans plusieurs régions, mais aussi à la droite. 
    "C'est un nouveau signe d'une profonde aspiration des 
Français à voir les choses changer dans notre pays", a déclaré 
Nicolas Sarkozy, déjà l'esprit à la présidentielle. 
    "Ce message s'adresse à nous aussi. Il nous faut entendre et 
comprendre l'exaspération profonde des Français." 
     
    "LE VIEUX SYSTÈME EST MORT" 
    Le président de l'Union des démocrates indépendants (UDI), 
Jean-Christophe Lagarde, pourtant allié au parti de Nicolas 
Sarkozy, a fait entendre une voix discordante en appelant les 
listes placées en troisième position à se retirer en vertu du 
"bon sens démocratique et républicain". 
    Le Parti socialiste réunissait dimanche soir un bureau 
national exceptionnel pour décider de la marche à suivre dans 
l'entre-deux-tours. Le Premier ministre, Manuel Valls, très en 
pointe dans la campagne contre le FN, devait s'exprimer lundi. 
    Mais le candidat socialiste en PACA, Christophe Castaner, a 
d'ores et déjà annoncé qu'il refusait de se désister en faveur 
de Christian Estrosi et son homologue dans le Nord, Pierre de 
Saintignon, ne s'est pas exprimé de manière claire. 
    Marine Le Pen a salué "un résultat magnifique" du "seul 
front vraiment républicain", une allusion au "front républicain" 
désormais abandonné à droite et difficilement respecté à gauche. 
    "Le peuple s'est exprimé, et avec lui la France relève la 
tête. Ce vote confirme ce que les précédents scrutins avaient 
annoncé. Le mouvement national est désormais sans conteste le 
premier parti de France, alors qu'il est à peine représenté au 
Parlement", a déclaré la présidente du FN. 
    Pour Marion Maréchal-Le Pen, "le vieux système est mort et 
avec lui les représentants de droite comme de gauche." 
    Les Français sont appelés à désigner les exécutifs de treize 
nouvelles régions métropolitaines (contre 22 précédemment) et de 
quatre départements d'outre-mer (Martinique, Guadeloupe, 
Réunion, Guyane). Ils élisent 1.903 conseillers régionaux. 
    Les listes créditées d'au moins 10% des suffrages exprimés 
peuvent se maintenir au second tour et ont la possibilité de 
fusionner avec celles qui ont recueilli au moins 5%. 
 
 (Sophie Louet avec Service France, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • milano12 il y a 12 mois

    marine score encore plus élevé

  • Lilith7 il y a 12 mois

    Même pas un sur deux .. Ne venez pas me dire après que nous sommes en démocratie ...