France-Pénicaud remet en cause les contrats aidés

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    PARIS, 31 juillet (Reuters) - La ministre du Travail, Muriel 
Pénicaud, a déclaré lundi vouloir lancer une réflexion dans les 
prochains mois sur l'avenir des contrats aidés, dont 
l'efficacité "n'est pas très grande", après avoir obtenu une 
rallonge pour en financer davantage en 2017. 
    "J'ai obtenu une rallonge budgétaire pour pouvoir continuer 
à avoir des contrats aidés pour les mois qui viennent", a dit  
Muriel Pénicaud devant la commission des Affaires sociales de 
l'Assemblée nationale, où elle devait rendre compte de la 
concertation avec les partenaires sociaux au sujet de la réforme 
du Code du travail. 
    Les Echos ont rapporté le 12 juillet dernier que le 
ministère du Travail allait bénéficier de 450 millions d'euros 
de plus pour financer 13.000 contrats aidés supplémentaires, 
dans un contexte où l'Etat cherche à réaliser 4,5 milliards 
d'économies pour contenir le déficit public sous la barre des 3% 
à la fin de l'année.  
    La loi de finances 2017 prévoyait la création de 280.000 
contrats aidés cette année pour un montant de 2,4 milliards 
d'euros. Par comparaison l'Etat a financé en 2016 456.723 
contrats aidés, l'un des instruments mis en place par François 
Hollande pour inverser la courbe du chômage.  
    Près des deux tiers ont toutefois été créés au premier 
trimestre de 2017, avant l'élection présidentielle. 
    "Que s'est-il passé? C'est assez classique dans les 
changements de gouvernement, disons que le programme avait été 
surconsommé et sous-doté financièrement. Plus moyen de finir 
l'année", a expliqué Muriel Pénicaud. 
    Malgré cette "rallonge", Muriel Pénicaud remet en cause 
l'impact de ces contrats aidés sur le long terme.  
    "La mesure d'efficacité n'est pas très grande parce que ça 
marche le temps du contrat aidé mais finalement, ça ne garantit 
pas la suite", a-t-elle expliqué.  
    Elle préconise plutôt des investissement dans la formation 
pour doter les demandeurs d'emplois de compétences qui leur 
permettront "sur le marche de travail de réussir". 
    "On est très attachés à ce qu'on puisse investir fortement 
dans la formation pour doter les demandeurs d'emplois, les 
jeunes, de compétences valables sur le marché du travail et pas 
simplement leur permettre a court terme d'avoir un emploi grâce 
à une aide à l'entreprise", a-t-elle dit. 
    "Nous sommes en train de réfléchir à ce sujet. Nous aurons à 
prendre des décisions d'ici quelques semaines pour les années 
qui viennent", conclut-elle.  
 
 (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7403983 il y a 5 mois

    Nos jeunes ne veulent plus se salir les mains. Vous avez déjà vu les ongles encrassés de ses réparateurs de chaudières, de voitures, et que dire dans le BTP ... Il vaut mieux jouer de la castafiore à Avignon afin de se faire applaudir par les bobos, et rémunérés par les impôts de de 47% des Français !!!!

  • mlaure13 il y a 5 mois

    "La mesure d'efficacité n'est pas très grande parce que ça marche le temps du contrat aidé mais finalement, ça ne garantit pas la suite", a-t-elle expliqué. Elle préconise plutôt des investissements dans la formation pour doter les demandeurs d'emplois de compétences qui leur permettront "sur le marche de travail de réussir" ? Évidence même… ;-)))

  • M7049103 il y a 5 mois

    reforme de l'utilisation de la taxe sur la formation surtout et avant tout

  • M8637171 il y a 5 mois

    Il faut un plan travaux manuel. Il n'y a pas assez de réparateurs d'ouvrants, de plombiers, de serruriers, de peintres, ...