France-Pénicaud défend les salaires des dirigeants d'entreprise

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    PARIS, 31 juillet (Reuters) - La ministre du Travail, Muriel 
Pénicaud, en proie à une polémique au sujet d'une plus-value 
réalisée lorsqu'elle était aux commandes des ressources humaines 
chez Danone  DANO.PA , a défendu lundi la rémunération des 
dirigeants qui "prennent des risques" et créent "de la valeur 
économique". 
    Le quotidien communiste L'Humanité a révélé jeudi dernier 
que la ministre avait réalisé une plus-value boursière de plus 
d'un million d'euros en 2013 lors de la vente de stocks options 
Danone alors qu'elle était directrice des ressources humaines du 
groupe agroalimentaire.   
    L'entreprise était à ce moment-là en pleine phase de 
restructuration, ce qui avait fait bondir le cours de l'action. 
    "Comme pour tout les dirigeants d'entreprise, ma 
rémunération, dans tous ces éléments, a été et sera déclarée, 
contrôlée, par toutes les instances nécessaires", a dit Muriel 
Pénicaud devant la commission des Affaires sociales de 
l'Assemblée, où elle devait rendre compte de la concertation 
avec les partenaires sociaux sur la réforme du Code du travail. 
    Pour la ministre, ce débat touche à des notions plus larges 
qu'une simple plus-value. "Je pense que les rémunérations des 
dirigeants font l'objet d'un débat de société en France (...). 
Comme tout débat de société, il est légitime", a-t-elle ajouté. 
    "Il est important de se dire que les entrepreneurs, les 
dirigeants, les personnes qui prennent des risques, qui vont 
créer de la valeur économique, et donc la possibilité d'emploi, 
c'est normal que, sans excès, ils gagnent de l'argent, qu'ils 
aient le retour de leurs investissements et de leur 
responsabilité." 
    Selon la déclaration d'intérêts publiée jeudi par la Haute 
autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), la 
ministre a touché un total de 4,74 millions d'euros net de 2012 
à 2014 lorsqu'elle faisait partie du groupe Danone. 
   Le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, 
et son homologue de la CFDT, Laurent Berger, avaient tous deux 
vendredi profité de cette polémique pour relancer la question de 
la rémunération des dirigeants en France.  
    "Je trouve toujours un peu choquant les sommes qui sont en 
jeu", avait dit Laurent Berger sur Europe 1. 
    Le gouvernement a soutenu Muriel Pénicaud. 
 
 (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse) 
 

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