France-Pécresse promet de réformer la gestion de l'Ile-de-France

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    PARIS, 18 décembre (Reuters) - Valérie Pécresse, élue 
vendredi à la présidence de l'Ile-de-France après 17 ans de 
gouvernance socialiste, s'est engagée à modifier en profondeur 
la gestion de la première région de France, qui compte 12 
millions d'habitants. 
    La présidence était promise à l'ancienne ministre (Les 
Républicains), chef de file de la droite et du centre aux 
régionales, depuis la victoire de ses listes au second tour, 
dimanche dernier, face à celles de gauche conduites par Claude 
Bartolone. Ce dernier, reconduit à la présidence de l'Assemblée, 
a démissionné jeudi de son siège de conseiller régional. 
    "Je veux faire de l'Ile-de-France la fabrique des nouvelles 
pratiques politiques", a déclaré Valérie Pécresse, qui s'est 
dite émue au moment de s'installer dans le fauteuil occupé 
depuis 1998 par Jean-Paul Huchon. 
    La nouvelle présidente, qui avait échoué à prendre la région 
lors d'une première tentative en 2010, a promis de mettre en 
oeuvre les propositions formulées durant la campagne en matière 
de sécurité, d'emploi et de gestion. 
    Elle a dénoncé maintes fois des "gaspillages" et des "abus". 
    "Je vais commander deux audits indépendants, un sur la 
situation financière de la région et un sur son organisation. 
Sur ces bases, nous lancerons notre plan d'économies et de bonne 
gestion", a-t-elle affirmé. 
    Le parc automobile des élus du conseil régional sera divisé 
par trois, a-t-elle notamment précisé. 
    "J'ai décidé de déménager le siège de la région de l'autre 
côté du périphérique, vraisemblablement en Seine-Saint-Denis. Ce 
sera le vrai symbole du rééquilibrage à l'Est", a ajouté Valérie 
Pécresse. Les locaux actuels sont situés dans le VIIe 
arrondissement de Paris. 
    La nouvelle présidente s'est en outre engagée à travailler 
en bonne intelligence avec la maire socialiste de Paris, Anne 
Hidalgo, et a critiqué la métropole du "Grand Paris" qui doit 
voir le jour le 1er janvier prochain -- "un contresens 
historique et une aberration administrative et économique."  
    Durant la campagne, la députée des Yvelines, élue pour la 
première fois au conseil régional en 2004, s'était également 
engagée à ne pas cumuler ses mandats. 
    Elle a recueilli 119 voix lors de l'élection au conseil, 
composé pour majorité d'élus de droite et du centre mais aussi 
de représentants de gauche et du Front national (FN), qui fait 
son retour dans l'hémicycle.  
    Dimanche dernier, ses listes ont recueilli 43,80%, celles 
emmenées par Claude Bartolone 42,18% et celles du FN 14,02%. 
 
 (Simon Carraud, édité par Sophie Louet) 
 
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