France-Pécresse promet de dégager 645 mlns en Île-de-France

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PARIS, 14 octobre (Reuters) - Valérie Pécresse, chef de file des Républicains en Île-de-France pour les régionales de décembre, a présenté mercredi un plan censé dégager 645 millions d'euros par an, notamment grâce à un déménagement du Conseil régional et une baisse des subventions aux associations. Selon l'ancienne ministre, donnée gagnante par les sondages, ce programme "anti-gaspillage et de meilleure gestion" doit permettre de réduire les dépenses de 400 millions d'euros et de lever 245 millions d'euros de recettes nouvelles. "Notre idée, c'est d'être imaginatif, de trouver des recettes supplémentaires pour la région qui ne seront pas prises dans la poche du contribuable francilien", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse donnée à son siège campagne. Valérie Pécresse, soutenue par les centristes de l'UDI et du Modem, propose par exemple de transférer le siège de la région, actuellement dans le centre de Paris, vers des locaux plus petits en banlieue. Son équipe de campagne, qui évalue à 27,5 millions les économies réalisées par ce biais, est toujours à la recherche d'un point de chute. La baisse globale des subventions aux associations est chiffrée à 50 millions d'euros. "On veut en finir avec le clientélisme et l'opacité. (...) Il y a 210.000 associations en Île-de-France et il n'y en a que 3.500 qui sont financées par la région. Le problème, c'est que personne ne sait comment elles sont choisies", a jugé Valérie Pécresse. La candidate de la droite promet de continuer à financer les associations reconnues d'utilité publique, comme les Restos du coeur, et de faire le tri, de façon "transparente" dit-elle, dans les subventions actuellement accordées. Parmi les mesures de réduction des dépenses, elle propose également de refondre les organismes associés pour mutualiser les coûts ou encore de supprimer les remises réservées aux bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat dans les transports. Son équipe entend en outre imposer une taxe aux poids lourds qui traversent l'Île-de-France, de "mieux capter les fonds européens" ou de faire payer la personnalisation des plaques d'immatriculation des véhicules. Un sondage de l'institut Odoxa pour BFM TV et Le Parisien, publié le 4 octobre, créditait sa liste de 41% des voix au second tour prévu le 13 décembre, contre 38% pour celle du socialiste Claude Bartolone et 21% pour celle du Front National conduite par Wallerand de Saint-Just. (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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