France-Pas de réquisition immédiate sur les carburants-Vidalies

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    PARIS, 26 mai (Reuters) - Le secrétaire d'Etat aux 
Transports, Alain Vidalies, a écarté jeudi tout risque de 
pénurie de carburants et rejeté l'hypothèse de procéder à des 
réquisitions dans l'immédiat.     
    "On ne risque pas de manquer", a-t-il déclaré sur Europe 1, 
en assurant que le gouvernement continuerait à débloquer les 
dépôts de carburant.  
    Dans ces conditions, il a exclu de procéder à des 
réquisitions de salariés. "La réquisition se fait dans des 
conditions juridiques qui ne sont pas réunies", a-t-il souligné. 
    "La réquisition c'est l'exception et la dérogation au droit 
de grève", elle ne répond pas à des critères politiques mais à 
des critères juridiques, a-t-il précisé.  
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a pour sa part déclaré à 
BFMTV qu'il ne fallait écarter aucune solution si le conflit 
durait. "Mais si j'annonce aujourd'hui la réquisition alors que 
les conditions juridiques ne sont pas remplies, ça ne sert à 
rien", a-t-il ajouté.   
    Selon Alain Vidalies, il est possible de concilier le 
respect du droit de grève, du droit de manifester et du droit à 
la libre circulation.  
    Concernant la situation dans le secteur pétrolier, Alain 
Vidalies a indiqué que le recours aux stocks stratégiques de 
pétrole (trois jours sur l'équivalent de 115 jours de réserve) 
n'était destiné qu'à accélérer la distribution.  
    Il a rappelé que deux des huit raffineries françaises 
fonctionnaient, celles d'ExxonMobil  XOM.N , cinq autres étant 
touchées par la grève et une sixième en maintenance.  
    Il a ajouté que les dépôts de carburants étaient pleins. "On 
a débloqué onze dépôts et on continuera à les débloquer pour 
desservir les stations", a précisé le secrétaire d'Etat.  
    L'approvisionnement en carburants s'est amélioré dans 
l'Ouest et dans le Nord du pays mais la situation reste tendue 
dans le Sud-Est et à Paris.  
    "On a battu depuis deux jours tous les records de 
consommation", a dit Alain Vidalies en évoquant un "réflexe de 
précaution".      
    La CGT annonce que la grève a été votée dans les 19 
centrales nucléaires françaises et revendiquait une baisse de 
production électrique de 5.000 mégawatts jeudi matin. Mais Alain 
Vidalies a écarté tout risque de coupures d'électricité.  
    "Tous les réseaux sont très interconnectés et nous sommes 
dans une période où nos capacités de production en Europe sont 
très importantes", a-t-il expliqué. "Si nous avions des 
difficultés d'alimentation avec nos ressources propres, nous 
pourrions acheter de l'électricité."     
 
 (Myriam Rivet, édité par Emmanuel Jarry) 
 

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