France-Pas de "négociations" avec Hulot pour 2017, dit Le Foll

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    PARIS, 6 juillet (Reuters) - La décision de Nicolas Hulot de 
renoncer à l'élection présidentielle n'a été précédée d'aucune 
"négociation", avec François Hollande ou le Parti socialiste, a 
assuré mercredi le porte-parole du gouvernement.  
    Le militant écologiste a expliqué dans un communiqué publié 
mardi soir qu'il ne se sentait pas en mesure d'"endosser l'habit 
de l'homme providentiel et présidentiel".   
    Interrogé après le conseil des ministres, Stéphane Le Foll a 
assuré qu'il s'agissait d'une décision "personnelle" qui n'avait 
pas fait l'objet de négociations avec le PS ou le chef de 
l'Etat, lui-même possible candidat à sa réélection en 2017. 
    "Nicolas Hulot a pris une décision qui est personnelle, il 
l'a exprimée de manière très claire", a affirmé le porte-parole 
du gouvernement, un proche de François Hollande. "Il n'y a pas 
eu ni de discussions, ni de négociations".  
    "On pourrait dire que ça nous arrange mais après, ça peut 
susciter d'autres candidatures...", a-t-il fait remarquer. 
    Le renoncement de Nicolas Hulot ouvre la voie à une autre 
candidature écologiste, ce que redoute l'actuelle majorité.   
    "Le vrai sujet, c'est que si la gauche se divise -- et quand 
on regarde les choses aujourd'hui on peut avoir quelques 
craintes --, elle affaiblit d'autant sa capacité à être présente 
au deuxième tour", a analysé Stéphane Le Foll.  
    "C'est une règle qu'on connaît bien sachant qu'en plus on a 
un Front national qui est élevé" et "qui a toute capacité à être 
qualifié pour le deuxième tour. Chacun devra le moment venu -- 
on n'y est pas encore -- bien réfléchir à tout ça pour bien 
mesurer les enjeux d'une candidature", a-t-il averti.  
    Barbara Pompili, membre écologiste du gouvernement, a elle 
aussi estimé que Nicolas Hulot avait pris sa décision seul et  
émis le souhait que le "rassemblement" l'emporte au moment de la 
présidentielle.   
    "Nicolas Hulot a toujours été très indépendant dans sa 
pensée, dans sa manière de faire, ce qui peut parfois 
déstabiliser même ses plus proches", a dit la secrétaire d'Etat 
chargée de la Biodiversité. "Il a pris sa décision en son âme et 
conscience et elle est parfaitement respectable. Maintenant, il 
a un rôle à jouer".  
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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