France-Opération de contrôle du campement de Stalingrad à Paris

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    PARIS, 31 octobre (Reuters) - La police a effectué lundi 
matin une opération de contrôle des identités et des situations 
administratives de 2.500 migrants campant aux abords de la 
station de métro Stalingrad, dans le 19e arrondissement de 
Paris, a-t-on appris auprès de la mairie. 
    Dans un courrier adressé vendredi aux ministres de 
l'Intérieur et du Logement, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle 
Cosse, Anne Hidalgo a appelé l'attention du gouvernement sur la 
"situation humanitaire et sanitaire dramatique" de ces migrants. 
    Selon un porte-parole de l'hôtel de ville, leur nombre s'est 
accru d'environ un millier en une semaine au moment où le 
campement de migrants de Calais était démantelé, sans pouvoir 
dire dans quelle mesure il y a eu un effet vases communicants. 
    "Tant pour les migrants que pour les riverains, la situation 
est devenue insoutenable", écrit Anne Hidalgo dans sa lettre, 
dont Reuters a obtenu copie. 
    "Nous insistons donc sur l'absolue nécessité de mettre à 
l'abri ces personnes, qui dorment pour certaines dans les rues 
de Paris depuis plusieurs semaines", ajoute-t-elle. 
    La maire de Paris dénonce la méthode "consistant à attendre 
le point de rupture" et estime que cela n'a "que trop duré". 
    Elle dit compter sur les services de l'Etat pour que la mise 
à l'abri de ces migrants "soit conduite rapidement". 
    Elle précise que cette opération doit avoir lieu avant 
l'ouverture d'un centre d'accueil pour les réfugiés porte de la 
Chapelle, dans le Nord de Paris. Ce centre, explique-t-elle, qui 
n'a pas vocation à recevoir les migrants de Stalingrad. 
    Mais l'opération conduite lundi matin n'est en rien une 
évacuation de ce campement, dit-on à la mairie. 
    "C'est une opération de police comme il y en a deux par 
semaine, des contrôles d'identité et de situation administrative 
mais pas une opération de mise à l'abri", a déclaré à Reuters un 
porte-parole de l'hôtel de ville. 
    Une opération similaire a été conduite au milieu de la 
semaine dernière, a-t-il rappelé. Certains migrants peuvent 
éventuellement être conduits à un poste de police mais ils 
resteront pour l'essentiel sur place, a-t-il ajouté. 
    Il rappelle également que "l'Etat s'est engagé par la voix 
du président de la République et du Premier ministre" à mettre 
fin à cette situation. "La maire le demande depuis une semaine." 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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